Éric Martineau …l'une des préoccupations quotidiennes des Français. Dès septembre, les zones identifiées comme les plus fragiles vont ainsi bénéficier de missions de solidarité territoriale : des médecins volontaires, avec le soutien de l'ensemble des acteurs locaux, viendront renforcer l'offre de soins. C'est une mesure concrète, qui va produire des effets rapidement pour 2,5 millions de Français, mais, vous le savez, elle n'est pas suffisante. En effet, de nombreux territoires, pourtant durement confrontés à la désertification médicale, ne figurent pas dans ces zones prioritaires. C'est notamment le cas de la Sarthe, dont je suis élu – j'associe mon collègue Jean-Carles Grelier à ma question –, alors même que je reçois chaque semaine dans ma permanence des concitoyens qui n'arrivent pas à trouver de médecin. Et la situation va s'aggraver avec le vieillissement de la population et les départs non remplacés de médecins à la retraite.
C'est pourquoi il y a urgence à déployer un plan d'ensemble prévoyant davantage de formations pour les médecins, la simplification de l'organisation de leur travail et, disons-le, le renforcement global de l'attractivité des territoires. Ce plan doit s'appuyer sur les initiatives parlementaires, bien souvent transpartisanes, prises pour lutter contre les déserts médicaux. Je pense notamment à la proposition de loi Garot.
Aussi ma question sera-t-elle double. Tout d'abord, qu'est-il prévu pour les territoires qui, à ce jour, ne figurent pas dans les zones prioritaires mais qui rencontrent de vraies difficultés d'accès aux soins ? Ensuite, comment le gouvernement compte-t-il déployer, dans les prochaines semaines, les autres mesures du plan de lutte contre les déserts médicaux annoncé par le premier ministre ?