Éric Martineau Madame la ministre, je souhaite vous interroger sur l'un des sujets prioritaires du Sud Sarthe : les hôpitaux ruraux. Ceux-ci sont essentiels à la continuité de l'offre de soins dans les territoires, alors que les difficultés d'accès aux soins et le manque de professionnels de santé s'accroissent.
J'aimerais en particulier évoquer les hôpitaux de proximité labellisés en Sarthe, à savoir ceux de Saint-Calais et de Montval-sur-Loir, tous deux situés dans ma circonscription. Ils ont chacun obtenu une certification de la Haute Autorité de santé pour la qualité de leurs soins, reconnaissance des efforts fournis par les professionnels de santé – personnels soignants et équipes administratives – pour offrir le meilleur parcours de soins possible. Pour siéger au sein des conseils de surveillance de ces établissements, je mesure leur importance pour les populations rurales, qui y trouvent une solution alternative aux grands centres hospitaliers du Mans ou de Tours, souvent situés à quarante-cinq minutes voire à une heure de trajet, si ce n'est davantage. Ces hôpitaux, indispensables aux territoires, permettent de faire venir les soins de ville à la campagne.
Compte tenu de l'engagement du premier ministre François Bayrou en faveur d'une « hausse notable » de l'objectif national des dépenses d'assurance maladie, quelles orientations choisirez-vous pour soutenir les hôpitaux de proximité ? Les « milliards supplémentaires » annoncés par le premier ministre permettront-ils de réaliser les investissements et les travaux nécessaires au développement de ces hôpitaux ruraux ?
Je souligne la pertinence de l'organisation territoriale des hôpitaux, au moyen des groupements hospitaliers de territoire, voire des directions communes – comme c'est le cas en Sarthe. Ils permettent une meilleure coordination des soins, notamment pour les patients âgés.
Pour garantir, dans la durée, les missions des hôpitaux de proximité, vous conviendrez de l'importance à soutenir leurs investissements. Ceux de Saint-Calais et de Montval-sur-Loir auraient besoin de rénovations immobilières, évoquées depuis plusieurs années sans avoir encore été arbitrées. Si nous voulons garantir l'attractivité des professions de santé dans les territoires, nous devons assurer des conditions d'exercice en adéquation avec les attentes d'aujourd'hui et de demain. Les incertitudes pesant sur la loi de financement de la sécurité sociale peuvent-elles remettre en question les investissements en faveur des hôpitaux de proximité ?