Astrid Panosyan-Bouvet, ministre chargée du travail et de l'emploi . Vous avez raison d'appeler notre attention sur les modalités de délivrance, par les ARS, des autorisations d'installation pour les équipements matériels lourds, et de souligner les difficultés rencontrées dans votre circonscription, illustration des conséquences potentielles des freins administratifs sur l'offre de soins et l'accès aux soins dans différents départements.
Je rappelle néanmoins qu'en matière d'imagerie médicale, même si des disparités notables subsistent, l'offre en Île-de-France est globalement conforme à la moyenne nationale. À Paris, par exemple, l'offre est deux fois plus importante que dans certains territoires de la grande couronne – d'authentiques déserts médicaux où les projets d'implantation supplémentaires se justifient. En octobre 2023, l'Île-de-France comptait 278 sites d'imagerie diagnostique et 372 IRM, soit 30 par million d'habitants, contre une moyenne de 21,47 au niveau national, ainsi que 316 scanners, soit 25,5 par million d'habitants, contre 23 au niveau national. L'allocation de ces ressources rares à l'échelle du territoire national doit aussi être prise en compte. Les IRM et les scanners représentent un véritable investissement, même si ce dernier est réalisé, comme vous le rappelez, directement par les professionnels de santé.
L'obtention d'une autorisation par l'ARS nécessite le dépôt d'un dossier qui fait ensuite l'objet d'une instruction. La durée du processus fait l'objet d'interrogations légitimes, dont nous souhaitons débattre. Je me souviens avoir moi-même soulevé ce point lorsque j'étais députée de Paris. La période de dépôt des demandes est ouverte en Île-de-France depuis le 16 novembre 2024, jusqu'au 31 mars 2025. Les décisions de l'ARS sont attendues au plus tard en septembre prochain. Nous prévoyons d'augmenter l'offre de manière significative, à hauteur de 30 %, avec potentiellement 230 équipements supplémentaires, dont 57 à Paris.