Véronique Louwagie, ministre déléguée chargée du commerce, de l'artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l'économie sociale et solidaire. Je vous prie en premier lieu, monsieur le député, d'excuser l'absence du ministre Marc Ferracci, retenu par un déplacement international. Vous l'interrogez sur la péréquation des tarifs de l'électricité en Polynésie française, en tant que voix de cet archipel et de ses habitants.
Seul le gouvernement de la Polynésie française est compétent pour décider des mesures qu'il entend adopter et appliquer en matière d'énergie, en vertu de la loi organique du 27 février 2004 portant statut d'autonomie de la Polynésie française. La mise en œuvre d'une péréquation tarifaire de l'électricité avec la Polynésie française ne peut donc passer que par une remise en cause de la compétence relative à l'énergie accordée à cette collectivité. C'est le choix, vous l'avez rappelé, qui a été fait par Wallis-et-Futuna en 2016 et qui a conduit à l'application de la péréquation en 2020.
Le gouvernement est pleinement impliqué dans la transition énergétique du territoire polynésien. Lors de son déplacement en Polynésie, en juillet 2021, le président de la République s'est rendu à Manihi et a annoncé : « Cette stratégie indo-pacifique, c'est celle de la transition énergétique. Celle qui va permettre ici de faire du renouvelable, d'émettre moins grâce, je vous l'annonce, à un fonds d'investissement pour les énergies renouvelables de 60 millions d'euros que nous allons doter entre 2023 et 2026. » Les acteurs locaux s'en sont particulièrement bien saisis puisque 35 millions ont déjà été engagés après deux appels d'offres en 2023 et en 2024. Ainsi, la part d'énergie renouvelable dans le mix énergétique polynésien va considérablement augmenter.
Vous l'aurez compris, monsieur le député, nous nous tiendrons aux côtés des élus de Polynésie pour offrir à nos concitoyens du Pacifique une énergie moins carbonée. C'est aussi par ce biais que nous obtiendrons une électricité à moindre coût.