Lise Magnier Depuis le lancement en 2003 du programme national pour la rénovation urbaine, plus de 5 millions de nos concitoyens ont pu bénéficier d'opérations de requalification de leur habitat et de leur quartier ; souvent très réussies, ces opérations leur permettent de profiter d'équipements publics et de services de grande qualité. Chez moi, à Châlons-en-Champagne, dans la Marne, deux quartiers prioritaires de la ville ont ainsi été requalifiés : la Bidée et le Verbeau.
Après vingt années de rénovation urbaine, il a été jugé utile de redéfinir le zonage de ces quartiers pour tenir compte de l'évolution sociale et sociologique des territoires urbains.
Forts de l'appui de M. le préfet de la Marne, le maire de Châlons-en-Champagne et moi-même avons ainsi souhaité qu'à la fin de 2023, le quartier Schmit intègre ce zonage, dont la nouvelle définition implique un redéploiement des moyens d'action. Or les programmes de l'Agence nationale pour la rénovation urbaine, qui permettraient d'intervenir puissamment pour accompagner les collectivités locales et les bailleurs, sont actuellement à l'arrêt, cette agence rencontrant des problèmes de trésorerie, qui seraient notamment dus à l'absence de versement de la participation financière de l'État.
En 2024, les 50 millions d'euros de crédits budgétaires prévus dans la loi de finances initiale ont été annulés, le projet de loi de finances pour 2025 ne prévoyant quant à lui aucune contribution de l'État à l'Anru. Madame la ministre, je vous adresse donc deux questions précises : pouvez-vous me transmettre le rapport commandé par vos prédécesseurs au sujet du renouvellement urbain qui devait être remis au gouvernement à l'été 2024 et m'en confirmer les conclusions ? Surtout, quels engagements pouvez-vous prendre pour que les moyens effectivement déployés soient à la hauteur des besoins et des attentes des habitants de Châlons-en-Champagne, en particulier de ceux du quartier Schmit ?