Salvatore Castiglione De Aubry-du-Hainaut à Wallers-Arenberg, les problèmes liés au manque d'accompagnants d'élèves en situation de handicap sont les mêmes. Dans ma circonscription de Valenciennes, des enseignants, des parents d'élèves, des maires m'alertent régulièrement sur ce manque d'AESH et la trop longue attente pour obtenir une notification de la maison départementale des personnes handicapées.
Ce déficit se confirme dans l'ensemble du département du Nord avec pour conséquence de fragiliser l'inclusion scolaire des élèves. Pour le Nord et le Pas-de-Calais, le nombre d'enfants qui devraient être accompagnés est évalué à 13 000. À la veille du vingtième anniversaire de la loi de 2005, qui pose comme principe que « toute personne handicapée a droit à la solidarité de l'ensemble de la collectivité nationale », cette situation n'est pas acceptable.
Confrontés à des conditions de travail précaires et à une formation insuffisante – la formation initiale de soixante heures n'étant bien souvent que partiellement dispensée et la formation continue non obligatoire –, les AESH eux-mêmes revendiquent la création d'un véritable statut qui permettrait de renforcer l'attractivité et la reconnaissance de leur métier, de lutter contre la pénurie de personnel, et d'améliorer les conditions de travail et de rémunération.
Par ailleurs, l'application de la loi Vial relative au financement des AESH par l'État pendant la pause méridienne est très inégalement appliquée sur le terrain, contraignant les municipalités à engager des frais pour ne pas laisser les élèves sans solution. Pourtant, cette loi devait entrer pleinement en vigueur dès la rentrée scolaire de 2024.
Qui plus est, aucune disposition n'est prévue concernant le temps scolaire pour lequel les communes se substituent à l'éducation nationale lorsque plus de 25 % des enseignants sont en grève. Les AESH, même non grévistes, ne peuvent pas accompagner les enfants.
Je souhaite par conséquent savoir quelles solutions concrètes le gouvernement entend appliquer pour répondre à cette situation préoccupante et pour garantir à chaque élève l'accompagnement humain auquel il a droit.