Pascal Lecamp Ma question s'adresse à M. le ministre chargé de l'industrie et de l'énergie. En Nouvelle-Aquitaine, cinq départements sur les douze qui composent la région contribuent pour 95,26 % de la puissance éolienne terrestre autorisée au 1er janvier 2022. La Vienne, mon département, est largement en tête et représente à elle seule plus de 27 % de cette puissance.
La programmation pluriannuelle de l'énergie, qui fait actuellement l'objet d'une consultation, prévoit également une contribution au mix énergétique du photovoltaïque pour 100 gigawatts à l'horizon 2050, dont une grande partie sera issue d'installations agrivoltaïques et photovoltaïques au sol. Il ne fait aucun doute que le territoire rural et agricole du département, par sa nature, sera aussi amené à produire largement sur ce volet.
Ce territoire prend également sa part dans la production d'énergie nucléaire, puisqu'il abrite la dernière centrale construite en France, à Civaux, et ses deux réacteurs à eau pressurisée de 1 500 mégawatts chacun.
Alors que les discussions sur les futures zones d'accélération des énergies renouvelables, en application de la loi relative à l'accélération de la production d'énergies renouvelables, ne sont toujours pas achevées, les élus locaux se sont émus de se voir présenter l'implantation de trois postes de transformation de puissance de 225 et 400 kilovoltampères. Ces niveaux de puissance permettront la connexion des futures installations sur les lignes de transport existantes. Pour autant, la puissance relative installée en matière d'éolien, de photovoltaïque et d'agrivoltaïque n'a toujours pas été communiquée.
Je souscris évidemment à l'objectif de développer les énergies renouvelables, dans un contexte qui appelle à la défense de la souveraineté énergétique française et européenne. Le constat est toutefois sans appel : la Vienne continuera de faire plus que sa part, souvent au détriment de la qualité de vie des habitants, des paysages, de la biodiversité locale et du tourisme rural. Tous les maires ruraux que j'ai rencontrés me l'ont rappelé lors des quarante-deux cérémonies de vœux auxquelles j'ai participé au mois de janvier. Ils ont l'impression de donner beaucoup et de recevoir peu en retour.
Dans ce contexte, que peuvent attendre des pouvoirs publics les élus locaux et les citoyens du Sud-Vienne pour mieux équilibrer les efforts de production énergétique, notamment éolienne et photovoltaïque, entre les territoires ? Comment assurer une meilleure cohérence entre les planifications régionales, départementales, communales et la puissance finalement installée ?