Anthony Brosse Ma question porte sur le financement des logements des brigades de gendarmerie nouvellement créées dans la loi d'orientation et de programmation du ministère de l'intérieur. Essentielle dans nos territoires, tant pour assurer la protection de nos concitoyens que pour permettre un traitement plus rapide des plaintes, la présence plus nombreuse des forces de l'ordre sur le terrain exerce un certain pouvoir de dissuasion et rassure nos compatriotes.
Les élus locaux sont ravis d'accueillir ces futures brigades sur leur territoire, signes de vitalité et d'apaisement. Toutefois, une inquiétude demeure concernant la pérennité de ces gendarmeries au-delà des baux initiaux de neuf ans auxquels l'État s'est engagé. Cette inquiétude fait écho à la participation financière demandée aux communes dès lors que la construction de ces logements est le plus souvent confiée à un bailleur social. Ces derniers nous ont fait part de nombreux retards de paiement des loyers, qui sont certes résorbés à présent, mais qui ont entamé leur confiance. Ces difficultés ont mené le bailleur social du Loiret à envisager un désengagement total de sa relation contractuelle avec la gendarmerie. Soucieux de ne pas dépenser de sommes trop élevées dans l'éventualité où ces brigades ne seraient pas appelées à perdurer dans le temps, plusieurs maires de ma circonscription s'interrogent donc.
Étant donné la situation que j'ai présentée, les financements locaux demandés aux communes paraissent néanmoins indispensables pour permettre aux projets d'aboutir, afin de répondre aux aspirations des Françaises et des Français. Certes, des aides existent au titre de la dotation d'équipement des territoires ruraux pour abonder les fonds nécessaires à la réalisation de tels projets, et le financement est de surcroît imputable sur plusieurs exercices budgétaires, mais son utilisation sur ce projet spécifique se ferait au détriment d'autres tout aussi structurants pour le territoire.
Monsieur le ministre, pouvez-vous me confirmer – ainsi qu'aux nombreux élus – que les brigades de gendarmerie qui doivent voir le jour dans les mois et les années à venir ont vocation à s'implanter durablement dans nos territoires ?