Yannick Neuder, ministre chargé de la santé et de l'accès aux soins . Vous dites que rien n'a changé depuis un an, mais permettez-moi de vous rappeler que quatre ministres de la santé se sont succédé à ce banc au cours des douze derniers mois. Nous avons besoin, avant toute chose, de stabilité politique dans le secteur de la santé, pour que des orientations très claires soient données à nos administrations centrales, aux personnels, qui font la richesse de notre système de santé, et à nos organismes de formation – je pense notamment aux instituts de soins infirmiers, qui sont gérés par les régions, et aux facultés de médecine. Sans cela, et au-delà de mon cas personnel, nous n'y arriverons pas.
Les réponses à vos trois questions sont évidentes. Tout d'abord, il faut consolider le maillage territorial, car il n'y a aucun sous-territoire. Vous avez raison de plaider la cause de votre hôpital. Nous devons nous assurer qu'il joue son rôle d'hôpital de proximité, en lien avec les autres centres hospitaliers, pour que chaque Français puisse trouver une solution de santé – qu'il vienne d'un territoire rural, de montagne, de métropole ou d'outre-mer. Je ne suis pas favorable à l'absence de personnel de proximité – je me pencherai donc sur la fermeture de l'accueil téléphonique que vous avez évoquée.
La réponse à votre deuxième question passe par des mesures ambitieuses de formation. Vous le savez, je souhaite supprimer le numerus apertus et faire revenir les étudiants français partis étudier à l'étranger. Nous devons également être plus agiles dans le traitement de la situation des praticiens à diplôme hors Union européenne, grâce à des commissions locales. Des docteurs juniors, enfin, viendront augmenter les effectifs : 3 700 seront en poste le 2 novembre 2026.
En dernier lieu, je me préoccupe – comme vous – des soins palliatifs. J'ai veillé à ce que le projet de loi de financement de la sécurité sociale garantisse leur financement, pour tous et partout. La principale difficulté ici tient à la formation des professionnels. Tout est néanmoins en place pour permettre l'ouverture de l'unité de soins palliatifs dans votre hôpital en fin d'année : j'espère que nous pourrons l'inaugurer ensemble.