Éric Michoux C'est presque cycliquement que nous interrogeons la ministre de l'éducation nationale sur la situation de ces communes qui, dans tous les territoires ruraux, se trouvent confrontées à des fermetures de classes.
Tous les ans, c'est la même chose : on voit naître, avec la publication de la nouvelle carte scolaire, des manifestations de parents d'élèves qui disent, devant les écoles, le mécontentement qu'elles suscitent. Dans ma circonscription, huit communes verront leurs écoles fermées ou presque fermées : Marnay, Saint-Cyr, Cuiseaux, Tournus… La liste est longue, malheureusement !
Chaque année, ce sont les mêmes réactions d'incompréhension, car ces fermetures créent de l'instabilité pour les élèves et pour les parents, même si les communes rurales s'organisent et se mettent en ordre de bataille pour créer des regroupements pédagogiques intercommunaux et ainsi répondre aux problèmes de restauration ou de transport. Chaque année, ces initiatives sont remises en cause et, chaque année, les dés sont de nouveau jetés.
Par conséquent, l'attractivité des territoires ruraux diminue : ceux qui envisagent de s'y installer se demandent s'ils pourront scolariser leurs enfants et pour combien de temps. Tout est toujours remis en question, ce qui provoque le déclin de ces territoires, pourtant essentiels à la diversité de la France. Cette instabilité provoque également une rupture d'égalité dans l'accès à l'école et à l'enseignement, puisque les élèves des territoires ruraux ne bénéficient pas du soutien que d'autres trouvent ailleurs.
J'en viens à ma question : pourrait-on imaginer l'établissement d'une carte scolaire à trois ans et non plus à un an ?