Mereana Reid Arbelot Ia ora na ! Le régime de congé bonifié institué pour les fonctionnaires d'État ultramarins exerçant en Hexagone permet à ces agents publics de bénéficier, sous conditions, d'une prise en charge de leurs frais de voyage pour se rendre dans leur territoire d'origine.
L'article L. 651-1 du code général de la fonction publique étend ce régime aux fonctionnaires territoriaux et hospitaliers dont le centre des intérêts matériels et moraux est situé en Guadeloupe, en Guyane, à la Martinique, à Mayotte, à La Réunion, à Saint-Barthélemy, à Saint-Martin ou à Saint-Pierre-et-Miquelon, mais oublie celles et ceux dont le CIMM se trouve en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française ou à Wallis-et-Futuna.
Cette situation suscite un sentiment d'abandon et d'exclusion chez les agents concernés, comme en témoigne la situation de cette aide médico-psychologique originaire de Polynésie qui, faute de bénéficier de ce régime, ne peut rendre visite à sa famille. Pourquoi ces agents, pourtant indispensables à nos services publics, sont-ils pénalisés ?
Sur ce sujet, il n'est besoin ni d'une énième étude ou rapport, ni d'un travail d'expertise préalable, ni d'un accord des instances représentatives. Il faut seulement faire preuve de cohérence et d'équité.
Monsieur le ministre, quand comptez-vous mettre fin à cette discrimination en étendant enfin le régime du congé bonifié à tous les fonctionnaires ultramarins, quelle que soit leur collectivité d'origine ?