Charlotte Parmentier-Lecocq, ministre déléguée chargée de l'autonomie et du handicap . Permettez-moi de vous répondre au nom de Mme Élisabeth Borne, ministre de l'éducation nationale. En ce qui concerne l'école inclusive, je vous répondrai en mon nom.
Nous constatons une forte baisse démographique : à la rentrée 2025, je l'ai déjà précisé, nous compterons près de 100 000 élèves en moins, dont 80 000 dans le premier degré. Malgré ce constat et l'adoption tardive du budget, nous avons choisi de maintenir 4 000 postes d'enseignants, afin de poursuivre la baisse du nombre moyen d'élèves par classe et d'améliorer la qualité de l'encadrement des enfants.
L'objectif est la réussite de tous les élèves, ainsi que la réduction des inégalités sociales et territoriales. Nous accélérons ainsi l'engagement de la politique prioritaire, qu'il s'agisse des brigades de remplacement comme de l'école inclusive.
Toutefois, par définition, la carte scolaire n'est pas figée. Cette année n'y échappe pas. Les observatoires des dynamiques rurales améliorent les échanges entre l'éducation nationale et les élus, en vue de l'élaboration de cette carte. Les maires et les présidents d'établissements publics de coopération intercommunale de l'Indre y travaillent depuis le mois de décembre. Dans votre département, il y aura 427 élèves en moins à la rentrée prochaine pour le seul premier degré. Cela fait un total de 2 100 élèves en moins sur les cinq dernières années.
Nous prenons l'engagement de ne pas augmenter le nombre d'élèves par classe, qui est de vingt pour l'Indre. De même, aucune fermeture d'école ne perturbera le maillage de votre territoire.
Enfin, l'éducation prioritaire concerne également la ruralité : on compte quatre-vingt-dix-sept réseaux d'éducation prioritaire dans les territoires ruraux. Ils bénéficient tous des dispositifs nécessaires, notamment du dédoublement des classes en grande section, en CP et en CE1.
L'engagement du président de la République fait aux maires ruraux en 2019 est toujours d'actualité : il n'y a pas de fermetures d'écoles sans l'avis des maires.
Pour ce qui est de l'école inclusive, la création de 2 000 postes d'accompagnants d'élèves en situation de handicap, ainsi que l'accompagnement par 400 pôles d'appui à la scolarité – des enseignants et des professionnels du médico-social spécifiquement dédiés, à l'échelle de petits territoires –, apportera les moyens du médico-social au sein de l'école, aux côtés des enseignants et des enfants.
Croyez bien que Mme la ministre de l'éducation nationale est très attentive à la situation et qu'elle s'assure que les meilleures réponses sont apportées à nos enfants dans leurs écoles.