Lionel Tivoli Je souhaite appeler l'attention de Mme la ministre déléguée chargée de la ruralité sur un sujet fondamental pour ma circonscription, et plus généralement pour l'ensemble des départements montagnards, à savoir l'attractivité et le développement économique des stations quatre saisons.
Face aux conséquences du changement climatique, nombre de nos stations de sports d'hiver sont menacées de fermeture, quand d'autres ont déjà mis la clef sous la porte. Bien qu'un plan dédié, Avenir montagnes, soit régulièrement mis en avant pour la transition des pôles d'activité, force est de constater qu'en pratique, de nombreux obstacles restent à surmonter. Ainsi, la direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement bloque quasi systématiquement, pour des motifs parfois ahurissants, la réalisation des projets indispensables aux activités touristiques et quatre saisons des stations.
Voici un exemple concret de ces blocages qui causent de graves préjudices aux acteurs économiques locaux. Dans ma circonscription, un plan de diversification pour les stations du syndicat mixte Gréolières-l'Audibergue, qui inclut notamment un projet de luge quatre saisons sur le domaine de Gréolières 1 400, attend depuis plusieurs mois d'être validé par les services de l'État, alors qu'il a vu le jour il y a quelques années déjà. Il a essuyé un premier refus en raison de la présence de la vipère d'Orsini sur son site : la seule présence de ce reptile a suffi à invalider un projet vital pour le développement du domaine et a contraint le syndicat public à financer de nouvelles études d'impact, particulièrement onéreuses, dans le seul but de décaler ce projet de luge d'été.
Il est désormais urgent d'agir ! Ces freins constants pénalisent l'ensemble des parties prenantes, à commencer par les commerçants de ces stations, mais aussi les autres acteurs de l'économie de nos villages ruraux, fortement dépendante de leur attractivité touristique. L'amoncellement de normes freine drastiquement le développement économique des zones rurales pourtant indispensable aux vallées et à la qualité de vie de leurs habitants, lesquels ne doivent pas être considérés comme des citoyens de seconde zone. L'idéologie environnementaliste ne peut prendre le pas sur le bon sens et la résilience de nos territoires.
Quelles garanties pouvez-vous m'apporter concernant l'implication réelle de l'État dans le développement économique de nos territoires de montagne, et plus spécifiquement dans l'avancée du dossier relatif aux stations de Gréolières et de l'Audibergue ? Plus généralement, comment comptez-vous permettre aux stations de se diversifier si vos services les contraignent à réviser ou à abandonner leurs plans pour des motifs environnementaux, souvent déconcertants, ne leur donnant d'une main que pour leur reprendre de l'autre ?