Hervé Saulignac Je souhaite interroger le gouvernement sur l'épidémie de fièvre catarrhale ovine qui a lourdement touché les éleveurs français, notamment ceux du département de l'Ardèche. Vous le savez, 10 % du cheptel a disparu ; les bovins ont également été atteints. Les conséquences économiques sont lourdes pour les éleveurs, sans parler des conséquences humaines : des éleveurs se sont retrouvés impuissants, découragés et affectés. Le gouvernement a mis en place une campagne de vaccination, mais les doses manquent. Certains éleveurs se sont tournés vers les stocks privés, à des prix quasi prohibitifs ; beaucoup s'interrogent sur la suite de cet épisode sanitaire, car le virus continue de circuler.
En Ardèche comme dans de nombreux départements du sud de la France, c'est surtout le sérotype 8 qui circule, tout aussi mortel que le sérotype 3. Or l'État ne prend en charge que la vaccination contre la FCO 3, se contentant par ailleurs d'indemniser une partie des pertes. C'est injuste et difficile à expliquer.
Dans ces conditions, des éleveurs se demandent à quoi bon reconstituer leur cheptel. Leurs troupeaux sont fragilisés par les conséquences de cette épidémie, gardant des séquelles en matière de fertilité, de gestation et de lactation. Comme le virus circule toujours, les éleveurs s'interrogent sur la viabilité de leur activité en cas de nouvelle épidémie, plus virulente. Ils posent trois questions, dont je me fais le porte-parole.
Le gouvernement financera-t-il les campagnes vaccinales contre la FCO 8, qui concerne particulièrement l'Ardèche et plusieurs autres départements ? Compensera-t-il les pertes directes et indirectes, faute de quoi certains éleveurs risquent de cesser leur activité ? Alors que les éleveurs ovins et bovins ont vu leur revenu baisser, ils doivent sortir de l'argent pour reconstituer leur cheptel ; est-il envisagé de les accompagner dans cette dépense ?