Juliette Méadel, ministre déléguée chargée de la ville . Vous soulevez une question cruciale. Le logement des agents en zone tendue, en Île-de-France, mais également dans les zones frontalières et touristiques, est l'une des préoccupations majeures du gouvernement. Agir dans ce domaine est l'une des manières de renforcer le pouvoir d'achat des agents. Laurent Marcangeli a proposé de mettre cette thématique à l'agenda social en 2025. Cette proposition, qui contribuerait à améliorer les conditions de travail et l'attractivité des emplois, a reçu un accueil très favorable des organisations syndicales. Les employeurs publics seront associés à la réflexion par le biais de leurs associations représentatives. Les solutions doivent être variées et adaptées aux territoires – François Rebsamen aura pleinement sa place dans cette réflexion.
La question du logement des agents entre en résonance avec celles des rémunérations et des possibilités de mobilité. Il s'agit d'offrir aux agents publics territoriaux une meilleure qualité de vie et des carrières plus intéressantes. Les employeurs territoriaux proposent parfois des solutions de logement à leurs agents, par exemple au sein des établissements publics locaux d'enseignement, dont le patrimoine permet d'accueillir des agents en fonction de leurs missions. C'est le cas également dans la fonction publique hospitalière. Je veux aussi signaler l'existence d'initiatives intéressantes de coopération avec des bailleurs sociaux, qui permettent d'offrir aux agents des solutions adaptées, y compris dans le cadre de la politique de la ville.
Du point de vue des ressources directes des agents des trois fonctions publiques, nous nous félicitons du tout nouveau portail qui regroupe en un seul site des solutions pour aider les agents de la fonction publique à trouver des logements, ce qui permet de répondre aussi à l'enjeu majeur d'attractivité des métiers.
Les objectifs du gouvernement sont les suivants : développer des dispositifs qui favorisent l'accès au logement en améliorant le rapprochement de l'offre de logements abordables et de la demande ; animer une démarche d'identification et de mobilisation du foncier public disponible ; veiller à l'information de tous les agents, notamment par des outils numériques adaptés. Dans cette démarche pour favoriser l'accès au logement des agents publics, nous nous appuierons sur le rapport « Loger les travailleurs des services publics » de David Amiel, député de Paris. Le gouvernement compte exploiter les vingt-six recommandations de ce rapport pour répondre aux préoccupations concrètes des agents publics comme des employeurs territoriaux, notamment en zone tendue, en particulier en Île-de-France.