Eva Sas Je pose la question de ma collègue Delphine Batho, qui n'est malheureusement pas là en raison d'une contrainte indépendante de sa volonté.
Plusieurs amendements parlementaires adoptés lors des débats sur la loi Agec du 10 février 2020 prévoyaient la création d'une filière à responsabilité élargie du producteur pour l'ensemble des textiles sanitaires à usage unique : lingettes, couches, protections féminines ou masques.
Le 20 décembre 2024, vous avez publié un arrêté limitant la filière aux seules lingettes préimbibées, soit 1 % des 2 millions de tonnes de déchets potentiellement concernées, alors que ces déchets représentent un coût annuel de 700 millions d'euros pour les collectivités et les contribuables.
À titre d'exemple, 3,5 milliards de couches sont jetées chaque année en France. Pourtant, des alternatives existent – couches lavables ou compostables par exemple. Des communes telles que Lyon, Poitiers ou Bordeaux ont déployé de telles solutions, et des acteurs industriels ont développé des produits made in France.
Or l'absence de filière REP rend impossible la structuration d'une véritable filière industrielle. Elle empêche également les collectivités de soutenir et de déployer ces solutions innovantes, qui subissent la concurrence déloyale des produits jetables.
La loi prévoyait pourtant la mise en place de la filière au 1er janvier 2024. Pour quelle raison ne l'appliquerait-on pas ?
Mme Batho, et les collectivités engagées sur ce sujet, souhaiteraient connaître le calendrier de publication de l'arrêté complémentaire applicable à tous les autres textiles à usage unique, afin que les dispositions adoptées par la représentation nationale deviennent effectives.