Sophie Primas, ministre déléguée auprès du premier ministre, porte-parole du gouvernement . Chacun pourra constater votre engagement en faveur de l'excellence de cette université. Je dispose d'une somme d'informations à vous transmettre de la part du ministre chargé de l'enseignement supérieur et de la recherche.
Si le compte financier 2023 de l'établissement reste assez rassurant au regard des seuils d'alerte de soutenabilité, nous avons également constaté une dégradation de certains indicateurs, raison pour laquelle nous avons, le 24 juin dernier, confié une mission de diagnostic économique à l'Inspection générale de l'éducation, du sport et de la recherche, afin d'accompagner ses travaux de retour à l'équilibre budgétaire.
Ces dernières années, le gouvernement a soutenu significativement l'université d'Angers et son ambition d'excellence en matière de recherche ; il continuera en 2025. Dans le cadre de la loi de programmation de la recherche, l'établissement a obtenu huit contrats doctoraux supplémentaires depuis 2021, dont quatre en 2024, ainsi que six chaires de professeur junior – des mesures financées à 100 % et de manière pérenne. Au titre de la refonte indemnitaire, les dotations spécifiques versées à l'université ont augmenté de 654 000 euros en 2024, pour atteindre 2,5 millions par an. Toujours dans le champ des ressources humaines, le financement des mesures dites Guerini de juin 2023 s'élève désormais à 1,9 million d'euros. La compensation des surcoûts énergétiques atteint quant à elle presque 1 million. Enfin, un soutien exceptionnel de 500 000 euros a été versé fin 2024. L'université d'Angers bénéficiera en outre d'autres apports financiers très importants en 2025, avec la compensation intégrale du coût du rehaussement du taux de cotisation au compte d'affectation spéciale Pensions, ou la poursuite du financement des mesures RH de la LPR – deux engagements très forts du ministère pour 2025.
Quant à la création d'un nouveau modèle d'allocation des moyens – qui permettrait notamment une meilleure dotation de l'université d'Angers –, le ministre pense aussi que le modèle actuel touche à ses limites et que nous devons le repenser. Cependant, le calcul de la SCSP ne peut pas être le résultat d'une formule mathématique bête et méchante ; elle doit résulter d'un dialogue contractuel. La refonte du système est donc en cours, mais ce projet complexe mérite encore du temps pour maturer.