Philippe Baptiste, ministre chargé de l'enseignement supérieur et de la recherche . Je réponds à votre question au nom de ma collègue Agnès Pannier-Runacher, qui souhaite tout d'abord rappeler que, dans le cadre de la loi du 30 novembre 2021, le parc Marineland d'Antibes a cessé son activité le 5 janvier 2025 et cherche à placer ses animaux, dont deux orques et douze dauphins.
Le transfert de ces animaux doit respecter une réglementation rigoureuse, notamment la Convention sur le commerce international des espèces sauvages. En novembre 2024, le parc Marineland a déposé une demande d'exportation des orques vers le Japon. Toutefois, en raison des conséquences qu'une telle distance de transport pourrait avoir sur leur santé, les autorités françaises ont refusé cette demande.
Souhaitant en parallèle étudier la faisabilité technique et financière de placer les orques dans un enclos marin, le ministère de la transition écologique a lancé un appel à manifestation d'intérêt en 2024. Cinq structures y ont répondu, et leurs projets ont été analysés dans un rapport de juin 2024 publié par l'Inspection générale de l'environnement et du développement durable. Ce travail a conclu qu'aucun projet, ni celui de Tarente en Italie, ni celui de Lipsi en Grèce, n'est en mesure d'offrir les garanties nécessaires en matière de bien-être animal, avant au moins un an.
Afin d'appuyer l'émergence d'un projet de sanctuaire au niveau européen, la ministre a créé un groupe de travail réunissant les porteurs de projets d'enclos marins, des ONG, le parc Marineland et des experts afin d'étudier les étapes à franchir pour faire aboutir ces projets. Un transfert vers des parcs zoologiques en Espagne est actuellement étudié. L'Espagne est en effet capable de garantir un haut niveau de bien-être animal.
Le gouvernement reste pleinement mobilisé pour identifier la solution la plus adaptée, en accord avec l'esprit et la lettre de la loi du 30 novembre 2021. La ministre a interpellé la Commission européenne et plusieurs États membres pour travailler conjointement à l'identification de solutions pérennes d'accueil pour les cétacés vivant en Europe dans des sanctuaires marins.