Annie Genevard, ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire. Je vous rejoins : la politique d'éducation prioritaire est essentielle. Elle a pour objectif de corriger l'effet des inégalités sociales et économiques sur la réussite scolaire. Cette ambition a abouti au dédoublement des classes de grande section de maternelle, de CP et de CE1, conformément au souhait du président de la République.
La carte de l'éducation prioritaire est constituée de près de 1 094 réseaux : 732 réseaux d'éducation prioritaire et 362 réseaux d'éducation prioritaire renforcée. Elle n'a pratiquement pas changé depuis son élaboration en 2014 et 2015, alors que des évolutions socio-économiques et territoriales sont intervenues depuis. Je le dis au nom de la ministre de l'éducation nationale : le chantier de la révision de la carte de l'éducation prioritaire sera conduit.
Vous l'avez relevé, certains établissements n'appartenant pas à ces réseaux présentent des besoins particuliers, parce qu'ils accueillent des publics scolaires fragiles. Un autre dispositif, les contrats locaux d'accompagnement, vise précisément à soutenir les écoles et établissements qui, du point de vue social, sont proches de l'éducation prioritaire, mais ne sont pas labellisés comme tels. Établis par les autorités académiques pour une durée de trois ans, les CLA introduisent davantage de progressivité dans l'allocation des moyens supplémentaires.
Il existe actuellement 515 CLA. Je suis en mesure de vous confirmer que les moyens alloués à ceux-ci seront maintenus par rapport à l'exercice budgétaire 2024. Compte tenu de la baisse démographique, ce maintien permettra une meilleure couverture des besoins à l'échelle nationale, y compris dans le 16e arrondissement de Paris, que vous avez mentionné.