Sylvie Dezarnaud Ma circonscription, la septième de l'Isère, accueille un projet économique stratégique – la plateforme Inspira, implantée dans la commune de Salaise-sur-Sanne. Grâce à son accès direct au Rhône et à ses connexions rail-route, ce parc industriel de 340 hectares est susceptible de créer 2 000 emplois directs, en attirant des entreprises innovantes qui travaillent en synergie avec celles déjà implantées.
En tant que présidente de la communauté de communes Entre Bièvre et Rhône ainsi que conseillère régionale jusqu'en février 2025, j'ai soutenu ce projet avec détermination. À l'heure où la France doit se réindustrialiser et affirmer sa souveraineté, nous n'avons pas le droit de le laisser stagner.
Validé le 26 avril 2024 dans le cadre du plan France 2030, le projet Inspira a pourtant été freiné par des années de combats juridiques, qui ont conduit, en 2018, à l'annulation de permis pour des raisons environnementales – consommation d'eau, artificialisation des terres. Ces problématiques ont été traitées dans un PTGE, un plan de territoire pour la gestion de l'eau.
Mais le vrai problème, c'est la bureaucratie, notamment celle de la mission régionale d'autorité environnementale d'Auvergne-Rhône-Alpes. Son fonctionnement technocratique, ses procédures lentes et ses exigences mal calibrées empêchent un accompagnement rapide et efficace.
Le projet Inspira, soutenu par la région Auvergne-Rhône-Alpes et la communauté de communes Entre Bièvre et Rhône, est crucial pour notre territoire, sur lequel l'implantation de cinq sites France 2030 est prévue. Il est temps d'agir et de débloquer cette chance pour l'Isère.
Ma question est claire : que compte faire le gouvernement pour que les acteurs environnementaux accompagnent davantage les projets qui, comme Inspira à Salaise-sur-Sanne, sont respectueux de l'environnement, et qu'ils cessent de les ralentir par des contraintes administratives trop lourdes ? Il y va de la réindustrialisation, de la souveraineté et de la création d'emplois.