François-Noël Buffet, ministre auprès du ministre d'État, ministre de l'intérieur . Je vous prie d'excuser l'absence du ministre de la santé, qui m'a transmis des éléments de réponse.
La réduction du nombre de postes ouverts à l'internat en 2024 est le résultat d'un phénomène purement conjoncturel : la baisse du nombre d'étudiants inscrits en sixième année de médecine, liée notamment à l'introduction d'un nouveau mode d'évaluation, les examens cliniques objectifs et structurés, qui a pu en décourager certains. Beaucoup d'étudiants ont préféré reporter le passage de ces examens, qui visent à mieux évaluer leur capacité à agir en milieu professionnel.
Cette situation est toutefois transitoire et je réaffirme notre engagement à former davantage de médecins. C'est l'objectif du pacte de lutte contre les déserts médicaux présenté le 25 avril. Cette politique globale concerne toutes les spécialités, y compris la gynécologie médicale. Nous n'oublions pas que celle-ci revient de très loin, après avoir été presque abandonnée, et qu'elle reste malheureusement fragile.
Les Ecos qui viennent de se tenir début juin permettront de connaître bientôt le nombre d'internes à la rentrée prochaine et leur répartition par spécialité. Ces évaluations nouvelles ont pour but de garantir non seulement le niveau de connaissances, mais aussi les compétences pratiques des futurs médecins. Il s'agit d'une exigence de qualité et non d'un recul.
Dans le même temps, nous travaillons aussi à renforcer la prise en charge de la santé des femmes dans les soins primaires. La nouvelle maquette de formation en médecine générale prévoit plus d'enseignements sur la contraception, le suivi gynécologique, l'IVG et la ménopause. Comme vous l'avez indiqué, l'accès à un gynécologue est difficile dans de nombreux territoires et il faut que la médecine de ville puisse prendre le relais là où c'est nécessaire.
L'objectif fixé par le ministre de la santé est simple : former plus de médecins, les former mieux et en former partout. Cela vaut pour la médecine générale comme pour la gynécologie médicale. Il s'agit de garantir à toutes les femmes, où qu'elles vivent, un accès rapide, digne et de qualité au suivi de leur santé.