Vincent Jeanbrun J'ai l'immense honneur d'être le député de la circonscription où se trouve le marché international de Rungis. Comme son dynamique président aime à le rappeler, le marché de Rungis est le garde-manger de 15 millions de personnes, auxquelles il fournit des produits frais chaque jour. C'est un outil important, et même un enjeu stratégique majeur, dont nous demandons le maintien et le développement.
Je suis également le député des habitants de la ville de Rungis, dont le maire et la conseillère départementale se battent pour défendre la qualité de vie. Or dans ce petit territoire de 4,2 kilomètres carrés transitent à peu près 35 000 salariés chaque jour et 30 000 camions, jour et nuit. Les habitants de Rungis, comme d'ailleurs tous les acteurs économiques de cette zone, vivent un véritable enfer en matière de circulation.
S'il est évident que nous devons défendre un outil économique qui contribue à la richesse et à la souveraineté de ce territoire, il faut aussi penser à la qualité de vie des habitants qui sont tout autour. C'est pour cela que je vous interpelle aujourd'hui : pour que l'État prenne ses responsabilités et permette aux habitants d'aller et venir en toute quiétude, en délestant les axes routiers alentours, notamment les autoroutes, et en permettant aux acteurs économiques qui continuent à s'implanter et à se développer d'aller et venir de manière beaucoup plus fluide.
Ma question est simple : où en est l'étude de faisabilité promise depuis plusieurs années au sujet d'un possible délestage sur les autoroutes A6 et A86 ? Pouvez-vous, madame la ministre, recevoir le maire de Rungis, la représentante du département et le député que je suis ? Il importe que nous nous mettions autour d'une table avec les membres du gouvernement, les services de l'État et l'ensemble des acteurs institutionnels du territoire pour apporter enfin une réponse et des perspectives d'avenir aux habitants et aux acteurs économiques de Rungis.