Martine Froger Ma question porte sur la situation très préoccupante des locaux de la direction départementale de la police nationale située à Foix, en Ariège : quatre-vingt-dix agents répartis entre trois sites vétustes, dispersés et inadaptés, des conditions de travail extrêmement dégradées – problèmes de salubrité, manque d'espace, non-conformité aux normes de sécurité et d'accessibilité, parc de stationnement insuffisant.
Non seulement ce contexte nuit à l'efficacité des missions, mais il met quotidiennement les équipes en difficulté. Des travaux ont été réalisés ici ou là : ces interventions ponctuelles, bien que coûteuses, ne règlent pas les problèmes structurels. Il n'est plus temps d'effectuer des ajustements, mais de trouver rapidement une solution de fond. Or celle-ci est connue : les anciens locaux de la Banque de France à Foix sont en vente. Il s'agit d'un bâtiment sécurisé, bien situé, permettant de regrouper tous les services de police en un seul lieu fonctionnel et pérenne, ce qui constituerait une avancée majeure en matière de conditions de travail des agents et de qualité du service rendu à la population. Les élus locaux, les parlementaires se sont mobilisés en ce sens, de manière unanime et déterminée, auprès du ministère de l'intérieur. Aucune réponse n'a été faite, alors que le temps presse : si l'État ne se positionne pas rapidement, le bâtiment pourrait être cédé à un autre acheteur et la relocalisation repoussée pour longtemps. Cette occasion manquée aurait des conséquences concrètes : poursuite de la dégradation des conditions de travail, réduction de l'efficacité, fragilisation d'un service public essentiel dans un territoire rural comme le nôtre.
L'État envisage-t-il d'acquérir ces locaux dès cette année, pour un montant estimé à 500 000 euros, afin d'offrir enfin aux policiers de l'Ariège les conditions de travail qu'ils méritent et dont nous avons tous besoin ?