Yannick Neuder, ministre chargé de la santé et de l'accès aux soins. Voilà une question qui se pose quand on a exercé des responsabilités locales, qu'on ait été maire ou président d'agglomération. Les piscines sont des lieux récréatifs, sportifs, mais aussi des lieux qui peuvent contribuer à la dégradation de la santé de nos concitoyens. Les normes en vigueur doivent donc protéger sans bloquer la marge de manœuvre des collectivités, notamment dans un contexte environnemental que tout le monde connaît : raréfaction de la réserve d'eau, sécheresse… Il faut donc trouver un compromis, comme vous le dites vous-même.
En 2017, l'association nationale des élus en charge du sport a été saisie et s'est opposée à la vidange qui, à l'époque, devait être effectuée deux fois par an.
Sa demande a été entendue, bien qu'en désaccord avec l'avis de l'Anses – l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail –, et les bassins sont actuellement vidangés une fois par an. Un certain nombre de retours ont mis en lumière des cas dans lesquels la qualité de l'eau est insatisfaisante.
J'ai demandé à la direction générale de la santé de saisir l'Anses pour une expertise approfondie au sujet d'une approche plus flexible, selon laquelle la vidange serait décidée au cas par cas, en fonction des analyses de la qualité bactériologique et microbiologique de l'eau. C'est en cours et nous attendons l'avis de l'Anses.
Si les conditions sont remplies pour adopter sans risque sanitaire pour la population cette approche au cas par cas, nous le ferons. Laissez-moi simplement le temps de recevoir l'avis de l'Anses, afin de répondre au mieux à votre demande de simplification, expression de votre bon sens d'élue de terrain.