Claire Marais-Beuil J'appelle votre attention sur la situation très délicate, et bien souvent méconnue, de la profession de psychomotricien. Alors que cette profession de santé réglementée est au cœur des nombreux plans de santé publique présentés par les différents gouvernements, son avenir est clairement menacé par la remise en question du financement de son institut de formation rattaché à l'université de la Sorbonne, qui risque de conduire à une diminution du nombre de praticiens formés.
Le ministère de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche, dont dépend – au même titre que du ministère de la santé – la formation en psychomotricité, ne semble en effet pas en mesure de pérenniser son financement. Cela conduirait à une réduction de l'offre de formation pour les étudiants. La profession, en ce cas, serait très gravement déstabilisée et la qualité des soins prodigués aux patients s'en trouverait très gravement diminuée.
Ne commettons pas encore une fois, monsieur le ministre, l'erreur que nous avons déjà commise au sujet de la formation des médecins, et dont nous voyons aujourd'hui les conséquences : insuffisance du nombre de praticiens et apparition de déserts médicaux.
Les étudiants et les professionnels en psychomotricité, en particulier dans mon département de l'Oise, sont très inquiets de cette situation. Il est primordial d'apporter des réponses au sujet de l'avenir de la profession à ces personnes pleinement investies au service des personnes fragilisées – enfants nés prématurément, patients atteints de troubles du neurodéveloppement, de maladies neurodégénératives, de cancers, de pathologies psychiatriques – et indispensables à de nombreux Français.
Pourriez-vous confirmer que les services de l'État sont pleinement engagés aux côtés des psychomotriciens pour la réingénierie des formations ainsi que pour le maintien des concours financiers à la formation de cette profession ?