La relation migratoire avec l'Algérie est réglée par une série d'accords bilatéraux consécutifs à l'indépendance et négociés dans ce contexte historique particulier. Ils contiennent des dispositions sui generis, jamais reproduites dans d'autres accords et qui confèrent aux ressortissants algériens une place à part dans le dispositif migratoire français, tant en terme de circulation que de séjour. L'accord franco-algérien (AFA) de 1968 modifié régit d'une manière exclusive les conditions de circulation, de l'emploi et du séjour en France des ressortissants algériens et de leurs familles. Il comporte des dispositions généralement plus favorables que celles du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). A l'inverse, l'AFA est plutôt défavorable pour l'immigration estudiantine algérienne.