🤔Devenir du lycée Porte Océane du Havre.Mme Agnès Firmin Le Bodo attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse sur le lycée Porte Océane du Havre. Elle a été interpellée par certains de ses enseignants inquiets quant au devenir de leur établissement qui connaît une baisse régulière de ses effectifs, et donc du nombre de classes et d'enseignants. Plus globalement, ces professeurs soutenus par de nombreux parents d'élèves, connaissent un sentiment d'abandon dont Mme la députée se fait le relais. Cette baisse régulière et continue, a des conséquences selon eux sur la qualité de l'enseignement. Outre la démographie qui explique une partie de cette baisse, cette dernière est aussi la conséquence d'une carte scolaire reliant des collèges relevant de l'éducation prioritaire à ce lycée, qui envoient proportionnellement peu d'élèves en seconde générale. Par ailleurs, le public accueilli souvent en difficulté et ne possédant pas toujours les codes attendus peut parfois obliger les enseignants à de gros investissements pédagogiques, et interroger les familles de centre-ville. Il est en effet constaté une déperdition du nombre d'élèves par rapport au nombre de collégiens du secteur. Ainsi les élèves issus de collèges REP et REP plus, sont surreprésentés (près de 80 %). De plus, la part de l'enseignement professionnel (plus de 72 %) dépasse de très loin la moyenne académique, tout comme le pourcentage d'élèves arrivant en seconde avec au moins un an de retard. Cette composition de l'effectif nécessite, selon eux, une meilleure prise en charge avec des moyens élevés et notamment des classes à petit effectif pour le développement d'activités pédagogiques adaptées. Ainsi, le maintien de la classe de première qui serait autour de 20-22 élèves pour 3 classes plutôt que 35 pour 2 classes. Ce serait reconnaître l'évolution du métier d'enseignant devant les publics accueillis. Il devient donc nécessaire et urgent de travailler à une meilleure répartition des effectifs sur le bassin avec une véritable réflexion sur les établissements d'affectation. Plus largement devant une baisse constante et importante des effectifs, les interrogations portent sur une fermeture à terme de ce lycée. Il lui paraît donc pertinent de réfléchir à une politique volontariste sur les affectations des élèves havrais, sans crainte excessive des demandes d'appel des familles. Il convient également d'entamer une vraie réflexion sur la carte des formations au Havre avec une éventuelle redistribution des formations en créant des pôles de compétences plutôt qu'un éparpillement des formations. Enfin, il faudra probablement travailler à la reconnaissance de la nécessité de besoins spécifiques du lycée face au public accueilli (évaluation de l'utilisation de ces moyens, des critères et des objectifs à atteindre par exemple le baccalauréat en 4 ans). Pour la deuxième année consécutive, une classe de seconde a fermé en juillet 2019, entraînant des problèmes d'organisation, emplois du temps à refaire dans l'urgence ignorant donc parfois les projets pédagogiques déjà mis en place par les enseignants ; consécutivement une classe de première pourrait fermer à la rentrée 2020. Afin d'anticiper au mieux et ne pas devoir faire face à des difficultés d'organisation en plein été, il convient de rassurer les équipes en les recevant bien en amont et dès maintenant pour ne pas les mettre devant le fait accompli. Cela permettrait outre d'être moins anxiogène, de préparer et de travailler en amont avec les équipes. Elle lui demande d'éclairer les équipes en places sur les actions qui pourraient être mises en place pour répondre à leurs inquiétudes.