Éric Lombard,
Ministère de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique •
1 juil. 2025Comme indiqué lors d'un entretien le 25 mars 2024 avec la déléguée interministérielle aux restructurations d'entreprises, le Gouvernement et les services de l'État se sont mobilisés dès l'annonce de ce projet de fermeture afin d'interroger l'entreprise sur les motifs de ce projet de restructuration. La direction de Mondelez a justifié sa décision par le contexte inflationniste (matières premières /sucre, farine… et énergie), la perte de volumes et de marchés chez certains clients, la très forte concurrence des marques de distributeurs ainsi que des difficultés de modernisation, de développement et de mise aux normes et la très faible rentabilité de ce site implanté depuis 90 ans. La direction de Mondelez a également été interrogée sur les actions prévues pour rechercher un repreneur pour le site de Château-Thierry mais aussi sur l'indispensable qualité du dialogue social avec les organisations syndicales afin d'aboutir à la conclusion d'un accord majoritaire sur le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) comportant des mesures d'accompagnement et de reclassement des salariés, tenant compte des moyens du groupe et adaptées aux spécificités des salariés et du territoire. Les échanges réguliers des services de l'État avec la direction de l'entreprise et les organisations syndicales ainsi que le comité de suivi territorial présidé par le Sous-Préfet de Château-Thierry et regroupant l'entreprise, le cabinet en charge de la recherche de repreneur, les élus locaux et les acteurs territoriaux ont permis d'apprécier depuis plusieurs mois les efforts déployés par l'entreprise. Un accord unanime sur le contenu du PSE a été signé avec l'ensemble des organisations syndicales en juin 2024 et a été le 12 juillet 2024 validé par la direction régionale et interdépartementale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités (DRIEETS) Ile de France. Les départs des salariés seront réalisés par vagues successives tenant compte de l'arrêt progressif de l'activité du site (12 départs en avril 2025, 11 en juin, 30 en novembre et 8 en mai 2026). Le reclassement des salariés fera l'objet d'une attention particulière notamment dans le cadre de la commission de suivi du PSE à laquelle la direction départementale de l'emploi, du travail et des solidarités (DDETS) participera. Quelques propositions de reclassement interne ont d'ailleurs été déjà acceptées par les salariés. Des forums pour l'emploi seront également organisés territorialement. Concernant la recherche de repreneur, les actions entamées par l'entreprise dans le cadre de la loi Florange se poursuivent au-delà du délai légal. Ainsi, plus de 10 marques d'intérêt ont été identifiées, plusieurs visites ont été réalisées et, à ce jour, une piste sérieuse continue à être étudiée dans l'objectif d'aboutir à une issue positive avant la fin du 1er semestre 2025. Enfin, les discussions sont engagées entre l'État et l'entreprise afin de conclure prochainement la convention de revitalisation du territoire visant à créer et/ou de contribuer à la création d'un nombre au moins équivalent au nombre d'emplois supprimés. La mobilisation et le suivi de la situation de l'usine Mondelez de Château-Thierry se poursuivront ainsi pendant les mois à venir afin de vérifier la qualité et l'effectivité des mesures et engagements du groupe.