Bruno Retailleau,
Ministère de l'intérieur •
17 juin 2025A titre liminaire, il convient de préciser que les expulsions et les obligations de quitter le territoire français (OQTF) constituent deux catégories de mesures d'éloignement distinctes, les premières étant juridiquement fondées sur l'existence d'une menace grave à l'ordre public, les secondes sur le séjour irrégulier. Le département des statistiques, des études et de la documentation (DSED) du ministère de l'intérieur publie régulièrement les données relatives aux mesures d'éloignement. En 2024, le nombre de mesures d'éloignement exécutées s'élève à 21 601. Ce chiffre est en augmentation de 26,7 % par rapport à 2023. Le plus grand nombre de mesures d'éloignement exécutées concerne les ressortissants algériens, pour la deuxième année consécutive. Trois étrangers éloignés sur 10 sont originaires des pays du Maghreb. Au regard des flux migratoires, un suivi particulier est assuré pour les sept pays suivants : d'une part, pour le Maghreb, l'Algérie, le Maroc, la Tunisie ; d'autre part, pour l'Afrique subsaharienne, la Côte d'ivoire, la Guinée, le Mali, le Sénégal. Si l'on prend en compte ces sept pays, le nombre de retours forcés et volontaires est en hausse de 32,7 % en 2024 (5739 retours forcés et volontaires en 2024 contre 4325 retours forcés et volontaires en 2023).