Philippe Tabarot,
Ministère auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports •
1 juil. 2025Le projet de ligne nouvelle entre Montpellier et Perpignan (LNMP) consiste à créer 150 km en deux phases : Montpellier-Béziers (première phase) et Béziers Perpignan (deuxième phase). Il répond à la demande de mobilités croissante sur l'unique axe ferroviaire de l'arc languedocien, proche de la saturation entre Montpellier et Béziers, renforce sa résilience en créant un doublet de ligne et permet de relier le littoral languedocien et l'Espagne au réseau à grande vitesse français et européen. Ce projet de ligne nouvelle ne vise pas à se substituer à la ligne classique existante le long du littoral languedocien, mais à la compléter. La ligne existante entre Montpellier et Béziers, qui dessert notamment Sète et Agde, sera maintenue en exploitation, et continuera à accueillir les circulations ferroviaires de voyageurs, qu'il s'agisse des services régionaux (TER), des trains d'équilibre du territoire (TET) ou de certains services librement organisés (SLO). Pour les TER, la desserte est déjà dense sur l'axe et la Région Occitanie exprime le souhait de l'augmenter. En parallèle, les TET desservent Sète par 2 allers-retours quotidiens et un TET de nuit dessert Agde et Sète les week-ends et lors des vacances scolaires (zone C). Enfin, les SLO, qui correspondent aux circulations à grande vitesse, sont désormais ouverts à la concurrence, de sorte qu'il n'est pas possible de fixer le nombre d'allers-retours de trains à grande vitesse qui sera réalisé, puisque cela dépendra des choix des différentes compagnies ferroviaires. Toutefois, au vu de l'attractivité de la desserte de Agde et de Sète, notamment en été, une proportion importante des circulations grandes vitesses entre Montpellier et Béziers devrait continuer à desservir Agde et Sète après la mise en service de la phase 1 du projet LNMP. La demande exprimée par les acteurs locaux, visant à garantir un minimum de six allers-retours quotidiens en TGV pourra faire l'objet d'un examen approfondi, en lien avec les collectivités territoriales et les entreprises ferroviaires, dans le cadre notamment des plateformes services et infrastructures « nationale voyageurs » et « Grand Sud ».