Rachida Dati,
Ministère de la culture •
27 mai 2025Le ministère de la culture mène une politique volontariste de soutien à la conservation du patrimoine, qui passe par sa protection au titre des monuments historiques, lorsque son intérêt le justifie, et par l'entretien et la restauration des monuments protégés à ce titre. Dans ce cadre, le patrimoine bâti religieux, ou d'origine religieuse, occupe une place très importante. Au travers des directions régionales des affaires culturelles (DRAC), le ministère de la culture engage chaque année des crédits (300 millions d'euros en 2025) en faveur de l'entretien et de la restauration des meubles et des immeubles protégés au titre des monuments historiques, dont 45 % bénéficie au patrimoine religieux. L'état de la chapelle Saint-Edmund du lycée Corot à Douai est bien connu des services de l'État, en particulier de la DRAC (conservation régionale des monuments historiques – CRMH) des Hauts de France, qui suit et accompagne la région Hauts-de-France dans son souhait de mettre en œuvre un projet global de restauration des intérieurs et de valorisation de la chapelle, pour lequel elle a lancé une opération de mécénat en lien avec la Fondation du patrimoine. Cette ancienne chapelle des bénédictins anglais est inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 29 octobre 1975. Une procédure de classement est en cours d'instruction, compte tenu de l'intérêt particulier de cet édifice. Le dossier a été présenté, le 21 septembre 2023, à la commission régionale du patrimoine et de l'architecture, qui a émis un avis favorable à l'unanimité « considérant qu'il s'agit d'un très rare exemple en France de l'œuvre d'Augustus Welby Pugin, figure majeure du Gothic Revival anglais ». La CRMH est dans l'attente de l'accord formel de la commune, propriétaire du lycée, pour poursuivre la procédure de classement, en soumettant le dossier à l'examen de la Commission nationale du patrimoine et de l'architecture. En cas d'avis favorable de cette instance, cela lui permettra, dans un second temps, de mieux accompagner financièrement la restauration de l'édifice, pour laquelle une première étude de faisabilité a été présentée en février 2024. Ce dossier fait donc l'objet de l'accompagnement scientifique et technique requis par les services déconcentrés, en lien avec la commune et la région.