Valérie Létard,
Ministère auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé du logement •
9 sept. 2025L'établissement d'un document d'arpentage permet la mise à jour du plan cadastral en matière de limites et d'identification des immeubles. Il est, sauf cas particuliers, exigé à l'occasion de tout changement affectant la position des limites figurées au plan. Le document d'arpentage répond à la fois à des impératifs en matière de publicité foncière et de conservation du cadastre. L'arpentage formalise ainsi la modification du parcellaire sur le plan juridique et permet d'assurer l'identification des immeubles sous un numéro cadastral particulier dans tout acte soumis à publicité foncière. Il permet en outre l'adaptation de la taxe foncière aux nouvelles limites de propriété. Conformément aux dispositions de l'article 25 du décret n° 55-471 du 30 avril 1955 relatif à la rénovation et à la conservation du cadastre, tout changement de limites d'une parcelle, c'est-à-dire d'une surface affectée d'un numéro de plan cadastral, notamment par suite de division, lotissement, partage doit être constaté par un document d'arpentage établi aux frais et à la diligence des parties et certifié par elles. Ce document a donc pour objet d'enregistrer l'accord des parties quant à la position des nouvelles parcelles. Le bornage consiste à effectuer une délimitation (contradictoire dans le cas de deux parcelles appartenant à des propriétaires différents) et à matérialiser par des repères durables (bornes, poteaux, pierres, etc.), la limite réelle entre deux ou plusieurs fonds. Il fixe officiellement et définitivement les limites des propriétés et le cas échéant leurs surfaces. En principe, le bornage n'est pas obligatoire sauf à ce que l'un des propriétaires concernés en fasse la demande (cf. article 646 du code civil). Il s'agit donc d'une intervention à la discrétion du propriétaire, sur le conseil du professionnel, en fonction du contexte de l'opération. En aucun cas les services du cadastre n'imposent le bornage à l'occasion de l'établissement d'un document d'arpentage. Ce principe est rappelé par le décret précité dont est issu le formulaire 6463 N-SD « procès-verbal de délimitation ». Il est indiqué dans l'encadré de ce dernier, relatif à l'information des propriétaires, que la réalisation d'un procès-verbal de bornage est effectuée à la demande du propriétaire. Dans ces conditions, la rédaction d'un procès-verbal de bornage par un géomètre expert n'est pas obligatoire pour permettre l'établissement d'un document d'arpentage.