Fadila KhattabiComme vous, madame la ministre déléguée chargée de l'autonomie, nous avons découvert la semaine dernière, dans un grand quotidien national, les extraits d'une enquête journalistique qui nous interpelle toutes et tous, car elle relate des faits de maltraitance commis à l'encontre des résidents d'établissements privés, dont un se situe en région parisienne.
D'abord, j'exprime toute mon indignation face à la gravité des faits relatés, mais aussi et surtout ma compassion envers les résidents de l'établissement mis en cause et leurs familles. Je sais que ces sentiments sont largement partagés sur l'ensemble de ces bancs ; dans cette affaire, nous devrons faire preuve du discernement le plus total, afin de faire toute la lumière sur ce qui s'est passé.
Notre assemblée a un rôle essentiel à jouer dans le débat public qui suit ces révélations. Les Français attendent de nous de la clarté et de la transparence. Aussi ai-je décidé que la commission des affaires sociales organiserait un cycle d'auditions, afin d'entendre, dans un premier temps, les responsables du groupe Orpea, dès demain après-midi.
Bien sûr, il ne s'agit pas de jeter l'opprobre sur tout un secteur, ni sur les professionnels, dont la grande majorité – je dis bien : la grande majorité – effectue un travail considérable pour prendre soin quotidiennement de nos aînés, dans le contexte ô combien difficile de la crise sanitaire. L'objectif est d'entendre certains acteurs, afin de comprendre quelles raisons ont pu rendre une telle situation possible dans notre pays.
Madame la ministre déléguée, vous avez reçu ce matin les dirigeants du groupe mis en cause. À la suite de cet échange, pouvez-vous nous indiquer quelles sont vos premières conclusions, quelles actions vous comptez entreprendre pour faire toute la lumière sur cette affaire, et, surtout, comment améliorer les contrôles ?