Marlène Schiappa, ministre déléguée. Vous prétendez nous donner des leçons de calme alors que vous êtes plusieurs dizaines à me hurler dessus, en proférant des insultes comme vous le faites depuis cinq ans. Oui, cela fait cinq ans que nous supportons vos hurlements, vos remarques sexistes, vos réflexions déplacées, particulièrement à l'encontre des femmes ministres et des femmes députées. Que vous prétendiez ensuite nous donner des leçons contre les stéréotypes de genre, c'est quand même assez drôle !
Pour ce qui est de la sécurité, les bilans du Président de la République et de son ministre de l'intérieur sont très bons, puisqu'ils sont tous deux au travail pour mieux lutter contre les phénomènes d'insécurité. Le ministre de l'intérieur reste calme quand il lutte contre le terrorisme ; il reste calme quand il lutte contre les trafics de drogue, dont nous avons fait une priorité ; il reste calme quand il a le courage, avec le Premier ministre et le Président de la République, de dissoudre l'association BarakaCity, le collectif de Cheikh Yassine et le collectif contre l'islamophobie en France. Que ne l'avez-vous fait en votre temps ? Ces organisations ne sont pas récentes, elles existaient déjà quand vous étiez au pouvoir, mais vous préfériez regarder ailleurs !
Sur les chiffres de l'insécurité, je vais être très claire : pourquoi ne mentionnez-vous pas la baisse de 30 % des cambriolages, la baisse de 26 % des vols sans arme, et la baisse de 25 % des vols avec arme ? Tout cela, il faut le voir. C'est vrai, il y a aussi une augmentation des signalements de violences conjugales et intrafamiliales, mais c'est grâce à la mobilisation résultant des lois votées par les députés – je les en remercie – sous l'impulsion de la grande cause du quinquennat du Président de la République. Oui, désormais les femmes vont porter plainte quand elles sont victimes de violences conjugales, c'est ce qu'on appelle un contentieux de masse et je crois qu'on ne peut que s'en réjouir.