Stéphane Travert Je souhaite appeler l'attention de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles sur la réalisation du stage de quatrième année d'études de médecine générale – le sujet a été abordé la semaine passée lors de la séance de questions au gouvernement.
Depuis quelques années, plusieurs mesures ont été prises pour améliorer l'offre de soins – un problème national, particulièrement aigu dans les zones rurales –, dont la création du statut de docteur junior.
La quatrième année d'internat en médecine générale a été officialisée le 2 décembre 2022 par l'Assemblée nationale, avec le vote de la loi de financement de la sécurité sociale, puis en août 2023, avec un arrêté. Depuis la rentrée scolaire 2023, cette mesure s'applique aux nouveaux internes en médecine générale. Dans leur dernier cycle d'études, désormais long de quatre ans, ce stage d'un an constitue une dernière étape, qui sera effectuée à partir de novembre 2026. La dernière année d'études de ces futurs médecins sera donc consacrée à un stage pratique ambulatoire, effectué préférentiellement en médecine générale, sous la supervision de praticiens agréés, maîtres de stage des universités. Les internes bénéficieront ainsi d'une année de consolidation pour développer leur autonomie avec le statut de docteur junior et profiter ensuite d'une insertion professionnelle renforcée.
Alors qu'un peu moins de deux ans nous séparent de la concrétisation de cette nouveauté dans le cursus des futurs médecins, les choses commencent à se mettre en place sur le terrain. Ainsi, il y a quelques semaines, une première réunion des acteurs du monde médical et des élus locaux a eu lieu dans le département de la Manche, où je suis élu. Rien que dans ce département, ce seront trente-cinq docteurs juniors qui seront accueillis, un chiffre qui témoigne à lui seul de l'importance de cette mesure dans l'amélioration de l'offre de soins.
Deux défis restent encore à relever : trouver des maîtres de stage et faciliter l'hébergement de ces étudiants, qui résident bien souvent à Caen, c'est-à-dire dans le département voisin, à une centaine de kilomètres de distance. Les collectivités locales sont prêtes à s'investir. Comment l'État compte-t-il les accompagner pour concrétiser leur volonté de proposer un logement attractif à des étudiants en dernière année, susceptibles de s'installer dans les territoires où ils ont été bien accueillis et où ils sont très attendus ?
Par ailleurs, il semble que l'arrêté du 9 août 2023 n'ait pas répondu à toutes les interrogations et qu'un flou subsiste sur plusieurs points, particulièrement sur les conditions de rémunération et d'encadrement du stage en secteur ambulatoire.
Enfin, je vous demande de bien vouloir nous indiquer quand ces précisions seront apportées, pour que les étudiants en médecine générale bénéficient d'une meilleure visibilité sur la poursuite de leur cursus.