Davy Rimane La question porte sur le soutien aux initiatives d'adaptation au changement climatique outre-mer. Mon collègue Marcellin Nadeau tient à rappeler au ministre d'État, ministre des outre-mer, que la question de l'érosion côtière est un problème fondamental dans lesdits outre-mer, notamment en Martinique. Il le remercie de s'être rendu en Martinique, en particulier dans l'extrême nord de l'île, pour le constater. Il précise néanmoins que la question ne se résume pas à ce risque naturel majeur, car les risques sont aussi humains et technologiques, ce qui pose un problème de gestion pour l'avenir.
La Martinique est confrontée à de nombreux risques associés au changement climatique – élévation du niveau de la mer, submersion marine, érosion côtière – ainsi qu'à de nombreux risques technologiques. Treize des trente-quatre communes de l'île sont inscrites sur la liste des territoires exposés au recul du trait de côte, publiée en avril 2022 par le gouvernement. Elles adaptent leur politique de planification urbaine.
Chaque année, l'océan gagne du terrain, en moyenne un mètre sur le littoral. Si l'érosion est un phénomène naturel, son accélération tient souvent aux activités humaines : prélèvement de sable, déforestation, suppression des mangroves protectrices, urbanisation, fragilisation des récifs coralliens.
Pour prévenir ces risques, certaines communes, notamment La Trinité, ont eu recours à des ouvrages de défense tels que des enrochements ou des digues. Mais ces solutions coûteuses se révèlent souvent temporaires ou inadéquates, comme la tempête Xynthia l'a mis en évidence en France hexagonale, à Oléron.
D'autres communes, notamment Le Prêcheur, ont développé des solutions innovantes d'adaptation à la transition écologique en déplaçant le centre-bourg dans les hauteurs, par mesure de sécurité, et en déplaçant la population concernée. Cette opération a été soutenue par le plan urbanisme, construction, architecture, mais la direction de l'environnement, de l'aménagement et du logement de la Martinique reste en attente des financements nécessaires – M. le ministre des outre-mer a pu le constater.
De telles initiatives constituent des réponses ambitieuses au changement climatique, problème qui se pose avec d'autant plus d'acuité dans les dits outre-mer. Par quel accompagnement le gouvernement compte-t-il appuyer ces initiatives ? Nous insistons sur l'opportunité pour le ministère des outre-mer, qui est présent sur tous les océans du globe, de prendre des mesures fortes en cette année 2025, déclarée symboliquement année de la mer.