François Rebsamen, ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation . Cette question permet de faire un point sur la situation de l'hôpital de Juvisy-sur-Orge.
Le nord de l'Essonne connaît depuis juillet dernier une réorganisation de l'offre de soins hospitalière. Il a d'abord bénéficié de l'ouverture, sur le plateau de Saclay, dans les délais prévus – ce qui est à souligner –, d'un nouvel hôpital afin de répondre au besoin d'une prise en charge d'excellence et d'innovation dans ce territoire d'avenir. Cela représente un investissement public de 422 millions d'euros.
La réorganisation de l'offre de soins hospitalière s'appuie sur deux autres piliers : un hôpital de proximité à Longjumeau, avec des urgences, et une offre de SMR – service médical rendu – privé, comportant 220 lits, auquel seront adossées des urgences publiques et une structure mobile d'urgence et de réanimation, à Juvisy.
Le groupe Clariane a indiqué que le projet de Juvisy connaissait du retard. Pour réduire les délais de travaux et éviter que les patients ne se rendent aux urgences dans un chantier en cours, l'agence régionale de santé d'Île-de-France a pris la décision de transférer momentanément les urgences à Longjumeau. À ce stade, Clariane a indiqué que la fin des travaux et la réouverture des urgences à Juvisy étaient prévues pour la fin de l'année 2026.
Parce qu'il fallait répondre aux besoins de la population, notamment de prise en charge en pédiatrie, durant ces trois années de fermeture, un centre médical d'appui a ouvert le 14 février 2025 dans le centre-ville de Juvisy, grâce, il faut le reconnaître, à la mobilisation de médecins libéraux et hospitaliers. Ce sont en moyenne quatre-vingts patients qui y sont pris en charge chaque jour.
Avant la réorganisation de l'offre de soins, les patients de la circonscription se rendaient pour 75 % d'entre eux dans les urgences de Juvisy, de Corbeil-Essonnes et de Longjumeau. Depuis la fermeture temporaire des urgences à Juvisy, ils se rendent dans la même proportion à Corbeil-Essonnes, à Longjumeau, à Saclay et à Villeneuve-Saint-Georges – les urgences de Corbeil-Essonnes connaissant la hausse de fréquentation la plus notable. Pour anticiper cela, une refonte de la sectorisation du Samu a permis en juin de diminuer le nombre de patients régulés vers Corbeil.
Enfin, concernant le temps de dépose des patients, vous avez évoqué les difficultés rencontrées aux urgences de Paris-Saclay par le service départemental d'incendie et de secours de l'Essonne ainsi que par les transporteurs sanitaires. Si cela était vrai à l'ouverture des urgences, la mobilisation sans faille des soignants, que je salue, a permis de réduire ce temps au point qu'il a rejoint la moyenne des urgences du département.
Je reste très attentif à la réussite de cette réorganisation de l'offre de soins hospitalière dans le Nord-Essonne ; l'agence régionale de santé est d'ailleurs mobilisée pour, de concert avec les soignants, anticiper au mieux les besoins, travailler à des solutions concrètes face aux imprévus et progresser au plus vite vers l'organisation cible des soins hospitaliers.