François-Noël Buffet, ministre auprès du ministre d'État, ministre de l'intérieur . Avant tout, je vous remercie d'avoir salué le travail des policiers et des gendarmes. La direction interdépartementale de la police nationale du Puy-de-Dôme dispose de 690 agents, un effectif stable au cours des dernières années. Il convient d'y ajouter près de 60 réservistes opérationnels. S'agissant des policiers adjoints, leur nombre devrait passer de 31 à 40 d'ici à la fin septembre et de nouveaux recrutements sont prévus à l'automne.
J'en viens à la situation du quartier Saint-Jacques de Clermont-Ferrand, expressément cité dans le plan d'action départemental de restauration de la sécurité du quotidien, présenté en février dernier par le préfet et le procureur de la République.
La police nationale est fortement présente et très active dans ce secteur. Des opérations de voie publique quotidiennes sont réalisées, en lien avec les acteurs locaux du continuum de sécurité – police municipale et régie des transports en commun notamment. Des liens étroits sont également entretenus par la police nationale avec les associations de riverains, les comités de quartier ou encore les associations de commerçants. Ils rendent possibles des actions de sensibilisation et de prévention et permettent surtout d'entendre les besoins et les attentes que vous relayez ce matin.
Un travail quotidien d'enquête est mené pour lutter contre le trafic de stupéfiants, les consommateurs étant particulièrement ciblés. Des opérations judiciaires d'envergure ont ainsi permis cette année de mettre hors d'état de fonctionnement le point de deal de Saint-Jacques pendant plusieurs semaines. Tout est fait pour enrayer une reprise durable du trafic.
Comme la police nationale, la gendarmerie est particulièrement engagée dans la lutte contre les cambriolages et vols de métaux – vous y avez fait référence – dans le but de toujours mieux protéger la population.
Dans la zone de compétence de la gendarmerie, le nombre de vols de cuivre constatés a connu une nette baisse – plus de 33 % en 2024 au niveau national. En revanche, les cambriolages ont augmenté sur tout le territoire et, malheureusement le Puy-de-Dôme n'a pas échappé à cette tendance – ils sont en hausse de 10 % en 2024, il faut regarder la réalité en face.
Pour poursuivre la lutte contre ces phénomènes, la gendarmerie met en œuvre, d'une part, une approche qui repose sur la prévention auprès des entreprises privées et de la population. D'autre part, elle poursuit des actions de démantèlement des groupes relevant de la criminalité organisée – nous savons qu'ils sont très actifs.
La gendarmerie garantit également à nos concitoyens du Puy-de-Dôme une présence visible de ses effectifs, dissuasive auprès de tous les habitants, sur la voie publique. Elle a augmenté de près de 15 % en 2024.
C'est ainsi toute la chaîne judiciaire de la gendarmerie qui se consacre à la lutte contre les atteintes aux biens, depuis les brigades de proximité jusqu'à l'Office central de lutte contre la délinquance itinérante. L'Unité nationale de police judiciaire de la gendarmerie nationale en cours de création renforcera également l'efficacité de la lutte et la conduite des investigations – c'est un point important.
La gendarmerie est en ordre de bataille face à la délinquance. Le groupement du Puy-de-Dôme a d'ailleurs été renforcé de cinquante-trois effectifs entre 2020 et 2024. L'action de la gendarmerie, qui s'inscrit dans la lutte contre la criminalité organisée, est marquée par une densification du maillage territorial. Les nouvelles unités mèneront des actions de contact et de prévention.
Vous avez raison, la sécurité constitue la priorité des Français. C'est aussi celle du gouvernement, chacun le sait. Il faut agir sur le haut du spectre et jusqu'au niveau le plus bas. Tel est l'objectif du continuum de sécurité, qui inclut l'action des polices municipales, comme le précisera un texte qui vous sera soumis prochainement.