Philippe Baptiste, ministre chargé de l'enseignement supérieur et de la recherche. Le covid long est en effet une réalité médicale, sociale et humaine lourde pour les milliers de nos concitoyens qui en souffrent.
C'est pourquoi le gouvernement a élaboré, dès mars 2022, une feuille de route dédiée afin de mieux structurer la prise en charge, d'améliorer l'information des patients et de renforcer la recherche.
La prise en charge repose sur trois niveaux : le médecin généraliste, au cœur du dispositif, les spécialistes en deuxième recours et, pour les cas les plus complexes, les services de soins médicaux et de réadaptation.
À ce jour, 130 cellules de coordination ont été déployées sur le territoire. Elles permettent d'orienter les patients, d'accompagner les soignants et d'éviter les situations d'isolement et d'errance.
Par ailleurs, vous mentionnez, à juste titre, la loi du 24 janvier 2022 prévoyant la création d'une plateforme de référencement et de prise en charge des malades.
Un espace d'information dédié au covid long a été lancé en mars 2024 sur le site internet santé.fr. Il regroupe des contenus sur les symptômes, les parcours de soins, la recherche, et inclut un outil d'orientation vers les ressources de proximité. Il a été conçu avec les associations de patients et les professionnels de santé, et rencontre un taux de satisfaction proche de 90 %.
Sur le plan de la recherche, 16 millions d'euros ont été mobilisés par l'État, dont plus de 10 millions via un appel à projets dédié, piloté par l'agence nationale chargée de la recherche sur les maladies infectieuses émergentes.
Cinquante projets ont ainsi été soutenus, et une journée scientifique nationale s'est tenue en octobre dernier.
Sur le plan de la formation et de l'outillage des professionnels, pour éviter au maximum les situations d'errance médicale, la Haute Autorité de santé a publié en mai un parcours de soins structuré pour les adultes présentant des symptômes prolongés.
Parallèlement, une priorité spécifique a été intégrée au programme triennal 2023-2025 de l'Agence nationale du développement professionnel continu pour former les soignants à la prise en charge du covid long.
La reconnaissance du covid long comme affection de longue durée est possible à titre individuel, sur critères médicaux.
S'agissant du remboursement des tests PCR, le gouvernement a en effet recentré les investissements sur la prise en charge de ces tests sur prescription médicale.
Nous avançons, étape par étape, avec constance ; mais nous n'ignorons ni la souffrance ni les attentes des patients. La mobilisation du gouvernement reste totale.