Eléonore Caroit Ma question s'adresse au ministre de la justice. Alors que la lutte contre le narcotrafic demeure une priorité largement partagée dans cette assemblée, nous sommes nombreux à vouloir construire des réponses réellement efficaces, à la hauteur des attentes de nos concitoyens et des défis que rencontrent les institutions judiciaires et pénitentiaires.
Tout d'abord, je souhaite saluer la création d'un poste de magistrat de liaison en Colombie et vous remercier de cette décision qui a déjà un effet réel sur nos concitoyens. Cette initiative va dans le sens d'un renforcement concret de la coopération judiciaire internationale. Avez-vous l'intention de prolonger cet effort, en créant d'autres postes de magistrat de liaison en Amérique latine et dans les Caraïbes, ou bien en élargissant les missions du magistrat actuellement en poste ?
Les récents débats autour de la proposition de loi visant à sortir la France du piège du narcotrafic ont permis de mettre en lumière l'ampleur du phénomène et l'inquiétude légitime qu'il suscite chez nos concitoyens résidant en France ou à l'étranger. Ce fléau évolue très rapidement. Il appelle une mobilisation constante de l'ensemble de nos institutions.
Des outils comme la géolocalisation rapide, l'analyse automatisée des données, l'interconnexion des services ou encore la remontée d'alertes en temps réel semblent constituer les conditions minimales d'une action efficace des forces de police et des magistrats. Alors que le Salon du Bourget, qui se tient en ce moment à Paris, présente de nombreuses innovations technologiques, envisagez-vous un plan visant à doter nos services judiciaires et policiers de moyens technologiques plus performants, à la hauteur des enjeux ?