🤔Obligation vaccinale pour les soignants.M. Nicolas Meizonnet attire l'attention de M. le ministre des solidarités et de la santé sur les soignants suspendus lors de la crise sanitaire. Le 15 septembre 2021 est entrée en vigueur l'obligation vaccinale pour les soignants. Depuis, ce sont plus de 15 000 soignants, dit-on, qui, faute de vaccination, ont été suspendus. 15 000 soignants suspendus alors que l'on traverse une crise de l'hôpital public sans précédent. M. le député a eu l'occasion de recevoir un certain nombre d'entre eux dans sa permanence, à Vauvert, dans le Gard. Certains travaillaient au CHU de Nîmes, d'autres d'Alès. Tous ont évoqué la façon dont ils ont vécu cette crise sanitaire. La façon dont ils l'ont vécue dans leur chair, dans leur mobilisation, dans leur investissement total au service de la population. Malgré les conditions indignes dans lesquelles ils ont dû affronter cette pandémie dès le départ. Manque de masques, de gel, de blouses. Tous se souviennent de ce qu'ils pouvaient ressentir quand, dans l'enceinte même de l'hôpital, les applaudissements retentissaient à 20 h précises. Et tous se souviennent désormais de la façon dont ils se sont vus notifier leur suspension. Dans l'ingratitude. Dans l'humiliation. Se retrouvant sans argent. Dans l'impossibilité de subvenir à leurs besoins et à ceux de leur famille. Alors, M. le député souhaite dans un premier temps que M. le ministre lui fasse un état des lieux précis de ces suspensions au niveau national et au niveau du département du Gard (CHU de Nîmes et d'Alès en particulier), chiffres que M. le député a la plus grande difficulté à obtenir avec précision. Aussi, on comprend tous désormais que les vaccins existants n'ont pas l'efficacité attendue. Aucun n'empêche la propagation du virus, aucun n'assure une protection totale contre les formes graves. Les soignants vaccinés peuvent donc transmettre le virus aux patients et être eux-mêmes contaminés. Dans une note datant du 9 décembre 2021, la direction de l'hôpital Nord Franche-Comté appelle les personnels testés positifs à venir travailler, dans le respect des gestes barrières. Le 23 décembre 2021, le directeur de l'OMS le dit lui-même : on ne sortira pas de cette pandémie « à coups de doses de rappel ». Alors, la question est simple : il lui demande ce qu'il attend pour permettre aux soignants non vaccinés de retrouver le chemin du travail.