🤔Réduction des places d'hébergement d'urgence dans le Val-de-MarneMme Mathilde Panot interroge Mme la ministre déléguée auprès de la ministre de la transition écologique, chargée du logement, sur la réduction des places d'hébergement d'urgence dans le Val-de-Marne. En effet, Mme la députée a été alertée par plusieurs collectifs de travailleurs sociaux de sa circonscription. À la suite d'une directive du ministère, le service intégré de l'accueil et de l'orientation du Val-de-Marne a annoncé une baisse significative du nombre de places d'hébergement en hôtel. Entre juin 2021 et décembre 2021, ce sont ainsi 1 200 places d'hébergement d'urgence qui ont été supprimées, marquant la fin d'un dispositif exceptionnel mis en place pendant les confinements de la crise sanitaire. Cette baisse va se poursuivre dans l'objectif de revenir au nombre de places d'avant la crise, équivalent à 3 400 dans le Val-de-Marne. En conséquence du manque de places disponibles, les critères se sont durcis : les publics victimes de violences, les femmes enceintes de plus de 3 mois, les ménages expulsés selon le plan d'action départemental, les femmes seules avec enfant de moins de 3 ans sont les publics prioritaires. Les travailleurs sociaux relatent et dénoncent des situations inhumaines : une famille avec un enfant de 7 ans qui dort à un arrêt de bus par 5°C, un couple avec un bébé d'un mois et demi, des personnes âgées avec des problèmes de santé ne sont pas pris en charge. La réduction des places et les nouveaux critères entraînent un « tri » dans la misère insupportable et indigne de la République sociale. Cette situation pèse sur les conditions de travail des travailleurs sociaux, épuisés des stratégies de contournement pour garantir la mise à l'abri des plus vulnérables. Mme la députée souhaite informer Mme la ministre de la chose suivante : la fin des confinements n'a pas fait disparaître, comme par magie, la pauvreté dans le pays. Mercredi 2 février 2022, sortait le rapport de la Fondation Abbé Pierre sur le mal-logement. La situation décrite est sans appel : depuis 2012, le nombre de sans-domiciles a doublé. Début décembre 2021, près de 4 000 personnes ont appelé chaque soir le 115 faute de places d'hébergement d'urgence disponibles. Mi-novembre 2021, en Seine-Saint-Denis, 60 enfants de moins de 3 ans et à la rue n'ont pas pu être mis à l'abri. Elle lui demande si elle compte prendre au sérieux la responsabilité qui est la sienne : garantir le droit au logement pour chacun des citoyens.