Catherine Vautrin,
Ministère du travail, de la santé, des solidarités et des familles •
3 juin 2025Deux dispositifs fiscaux de crédit d'impôt permettent de réduire les dépenses des ménages liées aux frais de garde. Le premier, prévu à l'article 200 quater B du code général des impôts, concerne spécifiquement les frais de garde hors domicile. Ce crédit d'impôt est égal à 50 % des dépenses effectivement supportées pour la garde des enfants âgés de moins de six ans, retenues dans une limite annuelle portée à 3 500 € par enfant depuis la loi de finances pour 2023. Ce crédit d'impôt a d'abord été institué en faveur des parents dont les enfants n'étaient pas intégrés dans le cycle de la scolarisation obligatoire lorsque celle-ci était fixée à 6 ans. La baisse de l'âge de scolarisation obligatoire à 3 ans a fortement diminué le besoin de garde des enfants ayant plus de trois ans et par conséquent les dépenses engendrées par ces gardes. Le second dispositif, prévu à l'article 199 sexdecies du code général des impôts, concerne l'ensemble des services à la personne, dont les gardes d'enfant à domicile sans considération de l'âge de l'enfant. Ce crédit d'impôt est égal à 50 % des dépenses effectivement supportées, retenues dans une limite annuelle de 12 000 euros, éventuellement majorée. Si les dispositifs fiscaux constituent une aide importante pour les ménages, ils viennent en complément des aides versées par les caisses d'allocations familiales. Tout d'abord, la branche famille co-finance des accueils de loisirs sans hébergement pendant l'année scolaire, avant ou après les heures de classe, pendant la pause du déjeuner, le mercredi ou encore le samedi, pendant les congés des petites et grandes vacances scolaires. Ce sont ainsi 1,4 Mds d'euros qui sont financés en 2024 par la branche famille pour permettre à ces services essentiels de fonctionner. Par ailleurs, lorsque les parents ont recours à un mode de garde individuel et dès lors qu'ils exercent une activité professionnelle, les caisses d'allocations familiales leur versent un Complément de libre choix du mode de garde (CMG) s'ils remplissent les conditions d'éligibilité. En cas d'emploi direct d'un assistant maternel ou d'une garde d'enfant à domicile, les montants maximums versés au titre du volet "rémunération"du CMG sont les mêmes quel que soit le mode de garde. Au titre du volet"cotisations", le CMG du mode de garde prend en charge la totalité des cotisations et contributions sociales dans le cas d'une garde par un assistant maternel et 50 % de ces cotisations lorsque celle-ci est assurée par une garde d'enfant à domicile.