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🧭Gouvernement Bayrou
François Bayrou
, Premier ministre
Élisabeth Borne
, Ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche
Manuel Valls
, Ministère des outre-mer
Gérald Darmanin
, Ministère de la justice
Bruno Retailleau
, Ministère de l'intérieur
Catherine Vautrin
, Ministère du travail, de la santé, des solidarités et des familles
Éric Lombard
, Ministère de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique
Sébastien Lecornu
, Ministère des armées
Rachida Dati
, Ministère de la culture

Jean-Noël Barrot
, Ministère de l’Europe et des affaires étrangères
Agnès Pannier-Runacher
, Ministère de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche
Annie Genevard
, Ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire
Laurent Marcangeli
, Ministère de l'action publique, de la fonction publique et de la simplification
Marie Barsacq
, Ministère des sports, de la jeunesse et de la vie associative
Avec
François Rebsamen
, Ministère de l’aménagement du territoire et de la décentralisation12 mars 2025

CAISSE NATIONALE DE RETRAITE DES AGENTS DES COLLECTIVITÉS LOCALES


M. le président . La parole est à Mme Martine Froger, pour exposer sa question, no 224, relative à la Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales.

Mme Martine Froger . Face à un déficit budgétaire et une dette historiquement élevés, l'État a choisi de mettre à contribution les collectivités territoriales pour le redressement des finances publiques. C'est dans ce contexte qu'a été pris, le 31 janvier, un décret qui prévoit une hausse du taux de cotisation employeur à la CNRACL, la Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales, de 12 points sur les quatre prochaines années – il a déjà augmenté de 3 points en 2025 et de 1 point non compensé en 2024.

Cette mesure, qui n'a fait l'objet d'aucune discussion préalable avec les représentants des employeurs territoriaux et hospitaliers, suscite de nombreuses inquiétudes. Faute de PLFSS – projet de loi de financement de la sécurité sociale – et d'approbation du Parlement, le gouvernement a choisi le passage en force en publiant ce décret, d'autant plus choquant qu'il prévoit cette hausse d'un seul coup, sans aucune concertation avec les principaux concernés.

Cette hausse massive et très rapide pourrait bien menacer la solvabilité de nombreuses collectivités territoriales, et plus largement la capacité de l'action publique locale à répondre aux besoins des populations et à réaliser les investissements nécessaires aux transitions en cours. Ainsi, dans mon département de l'Ariège, la hausse de 3 points représenterait, pour la communauté d'agglomération Pays Foix-Varilhes, qui compte 33 000 habitants, une dépense supplémentaire de près de 127 000 euros en 2025. L'augmentation de la cotisation CNRACL étant lissée sur quatre ans, l'impact global annuel de ces mesures serait d'environ 408 000 euros à compter de 2028. Vous le voyez, les conséquences de cette mesure sur le budget de nos collectivités sont considérables ; elles affecteront nécessairement leur capacité à répondre aux besoins des territoires.

Quant aux établissements hospitaliers, il est à craindre que cette mesure menace directement la viabilité de l'offre publique, sanitaire et médico-sociale.

Cette situation est d'autant plus regrettable que la CNRACL est appelée à contribuer, au nom de la compensation démographique, au redressement d'autres régimes de retraite déficitaires. La ponction opérée à ce titre au cours des cinquante dernières années s'élève à 100 milliards d'euros, ce qui a privé la Caisse de toute possibilité de constituer un fonds de réserve. Le gouvernement a choisi de faire porter la charge de cette situation sur les seuls employeurs, à un moment où la situation financière des collectivités et des employeurs hospitaliers est particulièrement contrainte. De surcroît, cette décision n'aura qu'un impact mineur sur les finances d'une caisse devenue structurellement déficitaire.

Comment comptez-vous répondre au désarroi des collectivités et des hôpitaux, qui vont voir exploser le montant de leur cotisation ? Quelles sont les mesures qui pourraient être envisagées pour remédier rapidement à la détérioration de leur situation financière ?

M. le président . La parole est à M. le ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation.

M. François Rebsamen, ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation . Vous connaissez parfaitement le sujet ; votre question en témoigne. La situation du régime de retraite des fonctionnaires territoriaux et hospitaliers, géré par la CNRACL, est particulièrement préoccupante et menace sa pérennité. Comme vous l'avez souligné, c'est un problème qui remonte à une vingtaine d'années. Le déficit s'est élevé à 2,5 milliards d'euros en 2023 et, en l'absence d'intervention, il est projeté à 11 milliards en 2030.

Cette dégradation de l'équilibre financier du régime, dont le financement repose quasi exclusivement sur les cotisations, s'explique par la ponction opérée sur les comptes, mais également par la dégradation du ratio démographique, plus rapide qu'ailleurs. L'augmentation du recrutement de personnels contractuels, qui ne sont pas affiliés à la CNRACL, accentue cette tendance.

Sachez que le gouvernement mesure combien ce régime a contribué, par le passé, à la solidarité avec les autres régimes de notre système de retraite. Afin d'apporter une première réponse à cette situation d'urgence, il a décidé d'augmenter le taux de cotisation des employeurs de 3 points par an pendant quatre ans – et non de 4 points pendant trois ans, comme envisagé au départ –, de 2025 à 2028. C'est une hausse importante et le gouvernement, à travers moi, reconnaît l'effort qui est demandé ; mais elle est, comme l'a souhaité le premier ministre, moins brutale – parce que plus étalée – qu'initialement prévu.

Conscients des contraintes financières qui pèsent sur les collectivités, nous avons, à l'occasion de l'examen budgétaire des finances publiques locales, réduit l'effort financier que le gouvernement de Michel Barnier leur avait demandé, de 5 milliards à 2,2 milliards.

Enfin, parce que la seule mobilisation des employeurs ne sera sans doute pas suffisante pour rétablir l'équilibre de la CNRACL, j'ai, avec mes collègues Catherine Vautrin, Astrid Panosyan-Bouvet et Amélie de Montchalin, proposé aux représentants des employeurs locaux, par courrier en date du 31 janvier 2025, d'organiser une concertation pour trouver les solutions susceptibles de garantir un équilibre financier durable à ce régime de retraite auquel sont très attachés les collectivités et les agents. Celle-ci doit s'ouvrir au printemps, en bonne articulation avec les conclusions du conclave sur les retraites.

M. le président . La parole est à Mme Martine Froger.

Mme Martine Froger . Je vous remercie pour votre réponse mais elle ne suffit pas à apaiser mes craintes de voir les collectivités embaucher de préférence des contractuels en raison du moindre coût des cotisations versées à l'Ircantec, ce qui renforcera la précarité des agents territoriaux.

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