Jean-Michel FauvergueMa question s'adresse à M. le ministre de l'intérieur.
L'attaque survenue rue Nicolas-Appert à Paris nous rappelle que la réalité terroriste est toujours présente sur le sol national. À l'heure du procès des attentats de janvier 2015, c'est la rédaction de Charlie Hebdo qui était visée par un assaillant qui semblait ne pas être informé du changement d'adresse du journal, ce qui serait risible si ce n'était pas si grave – car des blessés sont à déplorer, et c'est à eux et à leurs proches que nous pensons avant tout.
Je veux aussi saluer la célérité de l'intervention des policiers, qui a permis l'arrestation du terroriste. Policiers et gendarmes, quelquefois durement mis en cause par une minorité de détracteurs, ont prouvé une fois de plus leur efficacité et leur engagement au service de la sécurité de nos concitoyens, quelquefois au péril de leur vie, comme ce fut le cas dimanche à Saint-Denis. Que ces policiers et gendarmes soient mille fois remerciés.
Un début de polémique est né du fait que la rue Nicolas-Appert n'était pas gardée par la police. Si chacun sait que les forces de sécurité sont plus utiles à la protection des vies qu'à celle des bâtiments, je peux admettre que certains lieux symboliques ou d'importance vitale nécessitent une surveillance statique.
Dans le rapport que ma collègue Alice Thourot et moi-même avons rendu au Premier ministre en 2018, nous préconisions, entre autres pour ce type de mission, une meilleure coopération des différentes forces de sécurité, qu'elles soient régaliennes, municipales ou privées, pour décharger les premières au profit des secondes.
Monsieur le ministre, avec votre soutien et avec celui du Gouvernement,…