Sophie Cluzel, secrétaire d'État chargée des personnes handicapées. Je vous remercie d'avoir posé cette question, en cette dixième journée nationale des aidants. Plus de 10 millions d'aidants s'occupent d'un enfant handicapé, d'un proche malade ou d'une personne âgée en perte d'autonomie. Nous devons aider les aidants, et c'est tout l'enjeu de notre stratégie.
Ce matin, j'étais avec le Président de la République et Mme Brigitte Macron pour écouter ces aidants au sein de la plateforme handicap répit des aidants de l'association OSE – œuvres de secours aux enfants. Cette plateforme répond au besoin de répit des 10 millions d'aidants. Parce que la crise nous y oblige, nous avons voulu accélérer la réponse à ces dizaines de personnes, en créant le numéro vert 0800 360 360 comme porte d'entrée unique aux besoins de répit et d'accès aux soins.
Oui, il nous faut accélérer la formation ; cela nous a été dit ce matin. Nous allons la rendre accessible à plus de 450 000 aidants d'ici à 2021. L'instauration, depuis le 1er octobre, du congé rémunéré pour les salariés aidants a également été saluée : d'une durée de trois mois fractionnable, il permet la conciliation entre vie sociale et vie professionnelle.
Nous avons 30 000 places de solution de répit, dont 20 000 pour les adultes. Le baluchonnage est aussi une solution de répit ; avec Brigitte Bourguignon, nous l'avons salué hier lors de l'installation du comité de soutien et de suivi. Nous devons approfondir cette solution, que nous utilisons déjà et qui est très intéressante : pour une fois, l'aidant reste chez lui et c'est une tierce personne qui se rend au domicile de la personne en perte d'autonomie, sans perturber la vie quotidienne de cette dernière, pour lui permettre de souffler jusqu'à cinq jours. Cette expérimentation est l'une des nombreuses solutions que nous proposons, parce qu'aider les aidants, c'est aider un pilier de notre société en matière de solidarité collective.