Pascal Brindeau…un certain nombre de mesures d'allégement du confinement décidé le 30 octobre pour faire face à la deuxième vague de l'épidémie de covid-19. Parmi celles que les Français attendent le plus, il y a la réouverture, sous conditions de renforcement des protocoles sanitaires, des commerces de proximité jugés par vous « non essentiels ».
Mes collègues du groupe UDI et indépendants et moi-même redisons ici notre exigence de voir rouvrir sans délai ces commerces dont dépend la vitalité économique du centre des villes de petite ou de moyenne taille. Leur fermeture ne reposait sur aucune étude scientifique établissant que l'on y était plus exposé au virus que dans les grandes surfaces. Beaucoup d'entre eux sont au bord du gouffre, au point que leur réouverture ne suffira pas à les sauver. Il faudra les accompagner au-delà même des mesures d'aide déjà prévues. Il faudra que les protocoles sanitaires qu'on leur impose soient économiquement soutenables : qu'ils soient coiffeurs, fleuristes, gérants d'une boutique de prêt-à-porter, nombre de professionnels craignent que ce ne soit pas le cas.
Enfin, un secteur a particulièrement besoin, pour ne pas sombrer, de perspectives nettes : celui de l'hôtellerie et de la restauration. Monsieur le Premier ministre, pouvez-vous vous engager sur une date de réouverture des cafés, des restaurants ? S'ils doivent rester fermés encore plusieurs mois, beaucoup feront faillite, engorgeront les tribunaux de commerce, les drames humains s'ajoutant au désastre économique d'une profession. Vous qui avez été en avril le « monsieur déconfinement » d'Emmanuel Macron, et qui vous trouvez donc en partie responsable de l'échec du déconfinement en question, comment comptez-vous assurer la réussite de celui-ci, fût-il partiel ?