Olivier Véran, ministre des solidarités et de la santé. Je vous remercie sincèrement pour votre question. Je suis d'accord avec vous : l'heure est à la mobilisation.
Vous l'avez dit, la mobilisation est d'abord celle des acteurs de santé. Plus de 200 centres de vaccination ont été ouverts et tournent à plein régime. Je songe d'ailleurs au modèle à l'œuvre à Grenoble, où les professionnels de santé, en lien avec le Conseil national de l'ordre des médecins, sont allés jusqu'à ouvrir des centres en soirée et pendant une partie de la nuit pour que les médecins et les infirmiers libéraux qui travaillent toute la journée puissent se faire vacciner. Demain, nous mobiliserons encore davantage de médecins, mais aussi, je le souhaite, des pharmaciens, grâce aux prochains vaccins disponibles, qui seront plus simples d'utilisation, puisque leurs conditions de conservation n'imposeront pas de les utiliser uniquement dans de grands centres. Croyez-moi : nous utiliserons toute la puissance et la force de frappe offerte par nos soignants, qu'ils exercent à l'hôpital ou en ville, qu'ils soient étudiants ou retraités.
La mobilisation, c'est aussi celle des élus.
Or j'ai des dizaines d'exemples d'élus de communes, d'intercommunalités, de départements ou de régions qui se mobilisent en déployant des moyens pour aller chercher, demain, les personnes âgées isolées, à leur domicile, afin qu'elles ne restent pas éloignées de la vaccination. Je pense par exemple à un élu départemental qui n'appartient pas à notre majorité. Il m'expliquait qu'il avait mis ses équipes médicales à la disposition des EHPAD, où il n'y a pas forcément de médecin coordonnateur, afin que nous puissions avancer plus vite et de manière satisfaisante. Je l'ai remercié. Voilà comment se mobilisent les élus. Vous avez cité votre propre exemple qui montre bien que la démocratie sanitaire dans les territoires est vive et même – vous avez raison de le souligner – fondamentale.
S'agissant de la mobilisation du Parlement, qu'ajouter si ce n'est que j'étais ce midi devant votre commission des affaires sociales, que je suis devant vous cet après-midi pour répondre à des questions sur la vaccination et que je serai ce soir au Sénat pour une nouvelle réunion de commission et des auditions au sujet de la vaccination ? Nous sommes à la disposition du Parlement, nous l'avons montré mois après mois depuis le début de cette crise.
Je souhaite comme vous que tous les Français qui veulent être vaccinés le soient. Cela dépendra évidemment des capacités de production des laboratoires. Avec Agnès Pannier-Runacher et Clément Beaune nous cherchons les vaccins partout où ils sont, nous incitons les laboratoires français à produire des vaccins qu'eux-mêmes n'ont pas identifiés pour augmenter nos capacités de vaccination. Nous y arriverons ensemble parce que la mobilisation est totale.