Coralie DubostIl y a presque un an, ils ont répondu à l'appel, ont tout arrêté, ont accepté de bouleverser leur quotidien pour résister, ensemble. Sans eux, nous n'aurions pas pu contenir l'épidémie. Je veux parler des millions de travailleurs français qui ont accepté de renoncer à leur quotidien pour permettre aux soignants de sauver des vies. Ces résistants-là ont pour arme la retenue, la détermination et l'humilité.
Le quoi qu'il en coûte, annoncé par le Président de la République, c'est cela : sauver des vies, protéger les plus fragiles et, en même temps, protéger l'emploi ; parce que protéger l'emploi, c'est protéger le fil rouge de la vie sociale de ceux qui acceptent, par solidarité, par esprit de nation et par humanisme, de se mettre en retrait, de laisser les premières lignes agir. Nous pouvons, nous devons tous, près d'un an après, le saluer. Les Français ont honoré leur part du défi ; ils ont, dans leur immense majorité, tenu. Bravo et merci à eux !
S'ils ont pu réaliser durablement, en confiance, cet acte de responsabilité collective, c'est parce que nous leur avons garanti les moyens de le faire.
Madame la ministre du travail, de l'emploi et de l'insertion, notre exigence est de répondre à toutes les situations, particulièrement les plus précaires, les plus à risque. Nous ne souhaitons laisser personne au bord de la route ; nous voulons répondre à tous les travailleurs, les saisonniers, ceux de l'événementiel, les jeunes, les seniors, et permettre à tous de continuer à réaliser ce « tenir ensemble ». Parce que l'emploi n'est pas seulement une activité quotidienne, mais aussi un ancrage qui nous situe dans la société, dans notre histoire personnelle, un vecteur d'émancipation et de tous les possibles, un vecteur d'avenir.
Nous avons le devoir de soutenir la vie professionnelle des Français. Outre la prise en charge du chômage partiel, quels dispositifs prévoyez-vous pour continuer à protéger les emplois et les salariés français ?