Gabriel Attal, secrétaire d'État auprès du Premier ministre, porte-parole du Gouvernement. Madame la députée, vous me permettrez à mon tour d'avoir une pensée affectueuse pour ma collègue Roselyne Bachelot, qui se bat contre le virus avec la force et la ténacité que nous lui connaissons, et avec la même mobilisation que toujours pour défendre le secteur culturel.
Il y a quelques semaines d'ailleurs, ici même, Roselyne Bachelot rappelait que 85 % des citoyens européens sont actuellement privés de leurs lieux de culture, ce qui est un crève-cœur pour tout le monde. Les quelques gouvernements qui ont maintenu leurs lieux de culture ouverts l'on fait soit parce que le virus circule très peu dans leur pays, et tant mieux pour eux, soit parce qu'ils n'ont pas assez d'argent pour indemniser les professionnels de la culture comme nous le faisons en France. En effet, peu de pays au monde indemnisent autant que nous les professionnels de la culture et les artistes , avec 9 milliards d'euros depuis le début de cette crise, l'année blanche pour les intermittents du spectacle et la compensation des pertes de billetterie.
Il y a encore quelques jours, j'assistais, en compagnie du Premier ministre et de Roselyne Bachelot, à une réunion avec les représentants du secteur de la culture : nous avons débloqué 20 millions d'euros supplémentaires pour l'emploi artistique et fait progresser la protection maladie et les droits en matière de maternité pour les intermittents du spectacle.
Tout cela est très concret, madame Wonner, mais je sais que je ne vous convaincrai pas car, pour vous, soutenir le cinéma, c'est participer aux pires films complotistes. Pour vous, soutenir le spectacle vivant, c'est participer à des happenings, comme vous l'avez fait encore samedi dernier pour revendiquer le non-port du masque et l'absence de gestes barrières. Pour vous, soutenir la littérature, c'est relayer de fausses études scientifiques pour embourber les Français et semer la confusion. Voilà la réalité madame la députée.